Le film démarre à l’arrivée à Bruges de deux tueurs. L’un âgé d’une cinquantaine d’année, bonne bouille, l’autre plus jeune, l’air angoissé et surtout pas content du tout de devoir passer deux semaines à Bruges. En effet, après avoir terminé leur précédent boulot, les instructions de leur patron sont d’attendre la suite des événements à Bruges. Le plus âgé des deux hommes, Ken, semble apprécier ces quelques jours de repos, il visite la ville traînant derrière lui le plus jeune qui se morfond et s’attire des ennuis avec des touristes.Le soir, dans leur chambre d’hôtel, les deux hommes attendent un appel de leur patron mais il ne se manifeste pas. Ray, le plus jeune, insiste pour sortir, ne tenant plus en place. En pleine ville, ils tombent sur le tournage d’un film et Ray aperçoit une ravissante jeune fille, Chloé, à laquelle il s’empresse d’aller parler. Seulement notre gaillard n’est pas doué pour dire des choses intelligentes. Par contre, mettre les pieds dans le plat, ça il sait faire. Malgré son manque de tact, la jeune fille acceptera de dîner avec lui le lendemain soir.
Cependant les ordres du patron sont clairs : ils ne doivent pas quitter l’hôtel pour être joignable à n’importe quelle heure. Ray supplie son collègue Ken de rester à l’hôtel au cas où le boss appellerait. Ken accepte de ne pas sortir à condition qu’il puisse visiter tout ce qui l’intéresse dans la journée précédent le rendez-vous galant. Ray accepte mais se conduit comme un gamin trop gâté et s’avère être un véritable boulet. Assis sur un banc en attendant son ami, il se remémore son dernier boulot, l’assassinat d’un prêtre. Par inadvertance, une balle atteint un petit garçon et le tue. On comprend alors pourquoi Ray est un peu bizarre et mal dans sa peau.
Lors de son souper avec Chloé, il lui dit clairement qu’il tue des gens mais elle prend ça sur le ton de la plaisanterie et lui répond qu’elle vend de la drogue. Encore une fois (et même plusieurs fois), notre Ray met les pieds dans le plat. Méchamment même, avec une blague belge odieuse et avec les voisins de table aussi. Mais qu’est-ce qu’on se marre ! D’ailleurs la soirée ne va pas s’arranger pour Ray.
Pendant son absence, Harry, le patron, téléphone à Ken et lui donne l’ordre d’assassiner Ray. En effet, sa bavure avec le petit garçon n’est pas acceptable, Harry ne peut pas prendre le risque de se faire prendre à cause de ce genre d’erreurs.
Plus tard dans la soirée, les deux comparses se retrouvent dans un bar. Après un début de soirée très bizarre et mouvementé, Ray est coké jusqu’à la moelle et l’autre s’est enfilé 4 bières en 20min. Ils passeront la suite de leur soirée avec un nain et deux prostituées à sniffer de la coke et à dire n’importe quoi. On se marre toujours. Mais vraiment.
En dehors de ces moments de folie, les démons de Ray finissent toujours par le rattraper et le plonger dans de grosses déprimes. Et même si c’est pas drôle, je vous assure qu’on rigole encore tant la situation devient insolite.
Ne pouvant pas tuer son coéquipier, Ken laissera tomber, ce qui attirera sur place Harry, le grand patron. Pour la suite, on vous laisse mariner mais autant vous dire qu’il va encore s’en passer des choses pas claires, à mi-chemin entre drame et humour noir très… anglais.
Tout d’abord, autant vous prévenir, l’humour anglais c’est plutôt… particulier. Soit on adore, soit on déteste. Il faut bien avouer qu’ils n’ont pas peur de pousser les choses très loin dans l’humour noir. Les anglais maîtrisent l’art de plaisanter sur des sujets qui ne sont pas drôles du tout et c’est souvent tellement énorme qu’on ne peut qu’éclater de rire.
Le scénario est très bien construit, il est original et ne nous laisse jamais nous ennuyer, il nous surprend et passe du très drôle au très sombre de manière naturelle. La lumière est très jolie, tout comme la photographie ce qui nous permet de profiter nous aussi, en tant que spectateurs, de cette jolie ville de Bruges.
Les deux personnages principaux ont été bien étudiés, tous deux possèdent une réelle personnalité et les acteurs sont tout bonnement remarquables, en particulier le beau Colin Farrell qui interprète Ray. On a plutôt l’habitude de voir cet acteur dans des films d’action virils alors qu’ici son personnage est fragile, terriblement humain, un gros cœur tout mou. Pourtant c’est un tueur mais il n’en a pas l’étoffe ni les épaules.
Ken, son collègue, est tout autant humain, passionné par la ville dès son arrivée, il est cultivé, intéressé, un brin paternel avec Ray. Lui non plus n’a pas l’air d’un tueur ce qui rend son personnage tout à fait attachant, lui aussi.
C’est son côté épatant, surprenant et hors normes qui rend ce long-métrage exceptionnel, divertissant mais aussi touchant et profond. Pour ma part, je pourrais résumer ma critique en un seul mot : génial.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :
Mélange d'humour à l'anglaise et de thriller, ce petit bijou est un très plaisant jeu de massacre. Le surréalisme de certaines situations est particulièrement hilarant, même si ce surréalisme est peut-être poussé trop loin lors de certaines scènes. Mais soit, les acteurs sont tous aussi exceptionnels finalement que leurs personnages.
Ralph FIENNES dans le rôle du très méchant est jouissif, Brendan GLEESON très humain et Colin FARRELL démontre une nouvelle fois, si besoin en est, qu'il est un véritable caméléon et l'un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Il est tout simplement époustouflant.
En conclusion "BONS BAISERS DE BRUGES" est un film exceptionnel. Une ambiance noire avec des pics d'humour qui nous régalent. Une atmosphère unique, un ovni du cinéma comme on aimerait en voir plus souvent.
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