mardi 17 novembre 2009

Dans la brume électrique

C’est un polar qu’on vous propose ce matin au sommaire de Microfilm.

Nous sommes en Louisiane, à New Iberia, petite ville plutôt tranquille jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune prostituée mutilée. C’est le détective Dave Robicheaux, interprété par Tommy Lee Jones, qui est en charge de l’enquête.

Très vite il fera la connaissance d’un certain Elrod Sykes, acteur hollywoodien venu tourner un film dans la ville. Ce dernier affirme avoir aperçu dans les marais le corps en décomposition d’un homme noir enchaîné. D’après Dave, ce corps a été déterré par le dernier ouragan et il serait mort depuis de nombreuses années.

Les deux affaires ne sont pas donc pas liées mais cette seconde découverte réveillera en Dave de vieux souvenirs…

Alors qu’il avance dans son enquête, il s’approche de Balbony, un homme qui finance, en partie, la production du film d’Elrod. Il s’agit de la fine fleur du crime et bien vite Dave le suspecte d’avoir un lien avec le meurtre de la jeune fille.

Un soir, alors qu’il rentre d’une fête chez Balbony, Dave est pris d’hallucinations après avoir été drogué à son insu. Alors qu’il est inconscient, il fait la connaissance d’un général de la guerre de Sécession et de soldats dans un campement. Cet étrange personnage créé par son propre inconscient laisse échapper quelques phrases qui permettent à Dave d’avancer dans son enquête.

Ce personnage apparaîtra tout au long de l’enquête, une enquête qui piétine un peu. Ceux qu’il suspecte ont beau être de vrais mauvais garçons, il n’a pas d’indice concret qui permettrait de les accuser.

Mais il y a une chose qu’il ignore… Plus il se rapproche de l’assassin, plus ce dernier se rapproche de la famille de Dave…


Ce film a un vrai gros défaut : il est totalement dépourvu d’introduction. Il commence par la découverte du premier cadavre et immédiatement l’enquête démarre. Dans certains longs-métrages ce genre de début « sur les chapeaux de roue » passe très bien mais ici ça ne prend pas. Du coup on a un peu de mal à se mettre dans le bain, on ne se sent pas tout de suite concernés par les événements.

Le scénario est intéressant mais bizarrement conçu. On pense d’abord que toute l’histoire est axée sur l’enquête mais en réalité ce sont surtout les vieux souvenirs de Dave qui sont mis en avant. On ne comprend pas tout, on ne sait pas ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, on se demande parfois ce que vient faire ce général de guerre imaginaire et on se mélange un peu les pinceaux.

Misant avant tout sur l’ambiance et sur les décors (très bien filmés, soit dit en passant), le réalisateur nous livre donc un polar qui manque d’énergie et qui se révèle lent, très lent.

On relèvera néanmoins une mise en scène magnifique ainsi que des décors très bien filmés et de la musique bien choisie.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

« DANS LA BRUME ELECTRIQUE » est un film sublime. C'est un polar très haut de gamme sans scènes de barbarie, avec une ambiance du tonnerre, très juste, centré sur le personnage principal joué à la perfection par TOMMY LEE JONES.
Les musiques cajun et le blues de la Nouvelle-Orléans colle très bien au film.
De plus, le fait d'inclure des éléments de la réalité en plus du scénario tiré du roman accentuent encore l'ambiance : la mauvaise gestion de l'état fédéral de la catastrophe de Katrina, la mafia qui profite de l'argent des aides fédérales et les images de quartiers entiers de la Nouvelle-Orléans détruits par la catastrophe donnent vraiment quelque chose d'exceptionnel au film.
En conclusion : « DANS LA BRUME ELECTRIQUE » a tous les ingrédients d'un grand polar, servi par une mise en scène splendide et une composition magistrale de Tommy Lee Jones. Ce film a un potentiel qui fascine.



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