François Pignon est de retour ! Le plus célèbre des gaffeurs du cinéma français revêt cette fois-ci le visage de Patrick Timsit et donne la réplique à Richard Berry dans le film qu’on vous propose de découvrir ce matin dans Microfilm : « L’emmerdeur », de Francis Weber.
Un dangereux criminel est transféré au Palais de Justice où aura lieu son procès. Inquiet, il ne cesse de dire aux policiers qu’il se fera abattre une fois arrivé. Et il n’a peut-être pas tord…
Jean Milan arrive à l’hôtel et s’installe dans sa chambre dont la fenêtre donne directement sur l’entrée du Palais de Justice. Il ne lui reste plus qu’à monter son fusil et le voilà paré pour accueillir – à sa manière – le criminel jugé aujourd’hui.
Malheureusement pour lui, les événements ne vont pas tout à fait se dérouler comme prévu.
Son voisin de chambre, le fameux Pignon, un photographe dépressif, manque de se suicider, alarmant le garçon de chambre et Milan dont la chambre n’est séparée que par une porte communication.
Paniqué, le garçon de chambre dit vouloir appeler la police qui pourra prendre en charge Pignon mais Milan, inquiété, dit à l’employé de l’hôtel qu’il va s’occuper de ce pauvre suicidaire.
Il apprendra que Pignon est dépité depuis que sa femme l’a quitté pour un riche psychiatre, convaincu qu’elle l’aime encore, malgré le fait qu’elle l’envoie bouler chaque fois qu’il l’appelle. Il est persuadé qu’elle va revenir et se comporte en adolescent immature.
Par tous les moyens, Milan tente de faire fuir Pignon, essayant de le convaincre de quitter l’hôtel, d’aller se reposer ou même de tenter de rencontrer son ex-femme. Mais Pignon est si heureux d’avoir trouvé un nouvel ami qu’il ne le lâchera pas de sitôt.
Les événements vont alors s’enchaîner, la situation se compliquer et Milan devra faire face à cet emmerdeur de première qui risque bien de compromettre sa mission initiale.
Et nous, pendant ce temps là, on profite de cette situation pour rire un bon coup !
Aaah que ça fait plaisir de retrouver une comédie française de M. Weber ! L’humour français tel qu’on l’aime, la simplicité du scénario le rend très efficace. On passe 1h30 dans cette chambre d’hôtel et on ne s’en lasse pas, un peu comme dans le célèbre « Dîner de Cons ».
Le temps passe vite, il n’y a pas de temps mort et on se délecte de la façon dont la situation se complique pour atteindre des sommets.
Richard Berry est fantastique en tueur, sa prestation est vraiment remarquable. Quant à Patrick Timsit, il en fait peut-être un peu trop mais finalement, on sait que c’est une comédie et on se laisse prendre au jeu.
En bref, c’est une comédie française comme on les aime, avec un côté humain qui rend l’histoire vraiment sympa.
Le DVD contient également quelques bonus, notamment les coulisses du tournage, des interviews des acteurs, la réalisation des cascades, etc.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :
Injustement décrié par la presse, ce remake est une très bonne surprise et tient toutes ses promesses. Comme à son habitude, le réalisateur Françis WEBER exploite son scénario avec une stratégie réjouissante. La mécanique du rire fonctionne à merveille, chaque gag est travaillé avec précision et rigueur. Si l'on regrette Jacques BREL (Patrick TIMSIT surjoue beaucoup trop, son cabotinage provoque vite l'agacement) par contre on se délecte de la prestation du successeur de Lino VENTURA : Richard BERRY qui est remarquable. On pourra reprocher à Françis WEBER de toujours s'appuyer sur la même recette (le duo formé par un gros dur et un pauvre type nommé François PIGNON), mais on ne pourra pas lui enlever ses qualités d'écriture. En conclusion, cette deuxième adaptation de L'EMMERDEUR est une réussite, un peu plus drôle que la première, en conséquence une très bonne comédie.
C’est un véritable chef-d’œuvre cinématographique qu’on vous présente aujourd’hui dans Microfilm : « L’échange », de Clint Eastwood, avec Angelina Jolie, basé sur une histoire vraie.
Nous sommes en 1928 à Los Angeles. Christine Collins élève son jeune fils Walter toute seule. Un jour, lorsqu’elle rentre du travail, son fils a disparu. Paniquée, elle appelle la police qui lui annonce nonchalamment qu’il n’est pas possible d’ouvrir un dossier tant que l’enfant n’a pas disparu depuis plus de 24h. Interloquée par cette annonce, elle essaie d’insister mais on lui fait bien comprendre qu’il faut qu’elle attende. Le lendemain matin, le petit Walter n’a toujours pas donné de signe de vie et l’enquête peut alors démarrer.
5 mois plus tard, Christine reçoit un coup de fil de la police, lui annonçant que Walter a enfin été retrouvé, dans l’Illinois, accompagné d’un vagabond. Christine, qui commençait à perdre espoir, éclate en sanglots de bonheur devant ses collègues de travail. Très vite, elle se rend à la gare, accompagnée du capitaine Jones et d’une horde de journalistes.
Lorsque le petit garçon descend du train, Christine ne le reconnaît pas. Pourtant, il affirme s’appeler Walter, connaît son adresse et le nom de sa maman. Christine informe le capitaine de la police que ce garçon n’est pas Walter mais il lui dit que c’est normal, qu’en 5 mois il a certainement changé et que tout va très vite rentrer dans l’ordre.
Arrivés à la maison, plusieurs choses interpellent Christine. Tout d’abord, ce garçon est plus petit que Walter la dernière fois qu’elle l’a mesuré. La tête du garçon arrive environ 8cm en dessous du trait tracé au crayon sur le mur. Quand elle le fait prendre un bain, il glisse et se met à jurer alors que le vrai Walter n’aurait jamais parlé ainsi. Et enfin, elle constate que ce gamin est circoncis alors que Walter ne l’était pas.
Le lendemain, elle va voir le capitaine Jones pour lui dire que ce garçon n’est pas son fils et qu’elle veut le retrouver, qu’il faut continuer l’enquête. Mais le capitaine tient tête, il lui envoie un médecin qui apporte des explications farfelues quant aux changements physiques du bambin. La presse relate l’affaire, discréditant Christine.
Avec l’aide d’un pasteur, elle décide de se battre pour qu’on lui rende son vrai fils, pour qu’on continue à le rechercher. Une bataille qui lui coûtera cher car elle se heurtera à une police corrompue, prête à tout pour faire taire Christine, allant jusqu’à l’interner de force en asile psychiatrique une semaine entière. Là encore, le médecin en charge de son dossier se range du côté de la police. Elle pourra quitter l’asile seulement si elle accepte de signer une déclaration selon laquelle elle confirme que le garçon qu’on lui a confié est bel et bien son fils et qu’elle reconnaît avoir fait une erreur. Evidemment, elle refuse de signer une telle déclaration.
Quelques jours plus tard, une affaire de meurtres en série sur des jeunes garçons éclate au grand jour. D’après les éléments de l’enquête, il semblerait que Walter ait fait partie des garçons enlevés. Suite à cette révélation, Christine sera relâchée mais la possibilité que son fils soit mort la frappera de plein fouet.
Toujours avec l’aide du pasteur, elle continuera ses recherches, ne perdant pas espoir, se battant ardemment, allant jusqu’à poursuivre la police en justice pour être entendue et dénoncer au grand public les pratiques douteuses de la police de Los Angeles.
Tout ce battage permettra-t-il à Christine de retrouver son fils Walter ? Vous le saurez en visionnant ce somptueux long-métrage : « L’échange ».
Il s’agit d’un long-métrage époustouflant par sa réalisation impeccable, sa photographie magnifique et surtout par son réalisme.
Savoir qu’une telle histoire s’est réellement passée nous fait froid dans le dos. On imagine ce qu’a dû ressentir la véritable Christine Collins en découvrant ce fils qui n’est pas le sien, en affrontant la police qui la fait passer pour folle, qui la discrédite via la presse et qui tente par tous les moyens de la faire taire.
Le scénario est très rythmé, malgré une durée de plus de 2h, jamais on ne s’ennuie, on vit les événements comme si on y était, on est tendu sur notre canapé en espérant que Christine parvienne à se faire entendre.
L’interprétation d’Angelina Jolie est fascinante. Sachant que j’allais regarder un grand film, j’ai opté pour la version originale sous-titrée ce qui ajoute encore à la prestation de l’actrice. Sa façon de moduler sa voix pour traduire les émotions de son personnage est grandiose. En dehors d’être la compagne de Brad Pitt et d’être sublime, Angelina Jolie mérite largement d’avoir décroché l’Oscar 2009 de la meilleure actrice pour ce rôle.
A noter également la reconstruction des décors et costumes d’époque qui ont été réalisés avec soin pour nous plonger au cœur de cette histoire extraordinaire.
Attention toutefois si vous êtes sensible, certaines scènes sont parfois dures mais elles restent sobres et courtes.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :
Décidément, voici encore un chef-d'oeuvre de CLINT EASTWOOD. On le regrettera beaucoup lorsqu'il nous quittera car c'est vraiment un tout grand réalisateur/acteur (à mon avis le meilleur actuellement). Le scénario tiré d'une histoire vraie est bouleversant. ANGELINA JOLIE dans le rôle de la mère est tout simplement exceptionnelle et nous prouve qu'elle est une actrice capable d'évoluer dans divers registres. L'ensemble du film reste sous le contrôle de la caméra d'EASTWOOD qui maîtrise sa production de façon déconcertante. En conclusion "L'ECHANGE" est un film grandiose dont on ressort mal à l'aise et admiratif devant le courage de cette femme. L'ECHANGE est un suspense profond, émouvant et maîtrisé qui fait froid dans le dos avec toutes ces conspirations et ces mensonges. CLINT à chaque fois que tu fais un film ta magie opère et cela donne un tout grand film. A bientôt pour "GRAN TORINO"
Une famille, une maison et une autoroute inachevée. Voici le décor dans lequel se déroule le film qu’on vous présente aujourd’hui : « Home », réalisé par la suissesse Ursula Meier.
Les 5 personnages vivent dans une maison plantée sur un bord d’autoroute inachevée. Le macadam leur sert de terrain de hockey, leurs affaires traînent un peu partout, ils vivent seuls, comme s’ils étaient en vacance toute l’année, heureux, ensemble.
Mais voilà qu’un jour des camions orange débarquent avec des ouvriers. Le père semble très anxieux, il a peur de ce qui risque de se passer si les travaux reprennent. Bien qu’ils essaient de ne pas trop y penser, ils vont bien devoir se faire à l’évidence.
Lorsque les informations routières à la radio confirment que le tronçon va rouvrir d’ici quelques jours, la famille semble chamboulée. Leur jardin s’arrête là où le goudron commence, leur maison n’est qu’à quelques mètres de l’autoroute… Pour rejoindre la petite route qui les mène à l’école, les deux enfants doivent traverser l’autoroute. Lorsque le trafic démarre, tôt le matin, ils parviennent à traverser sans difficulté. Au fil des heures, la circulation s’intensifie. A midi, les deux enfants reviennent de l’école et leur maman est forcée de leur lancer leur goûter de part et d’autre de la chaussée. Le soir, lorsque le père rentre, ils trouvent une autre solution pour traverser, il s’agit d’un tunnel souterrain, dans lequel ils doivent avancer accroupis.
Petit à petit, le bruit devient plus important, sans parler des odeurs et de la pollution. Pas évident de faire sécher son linge à l’air frais, difficile de dormir dans ce boucan et surtout les activités hors de la maison deviennent presque impossibles. Les nerfs de la famille sont à vif et leurs comportements commencent à devenir bizarre.
Lorsque les premiers bouchons ont lieu sur l’autoroute, la maman, Julien et Marion quittent la maison pour quelques heures, ne supportant pas d’être épiés par les nombreux curieux arrêtés par les ralentissements.
Quand ils reviennent, Judith, l’aînée des enfants a disparu, apparemment elle a préféré s’en aller. Au milieu de la nuit, le père décide que tout le monde doit quitter les lieux mais la maman n’entend pas les choses de la sorte, elle refuse, crie, se débat, devient hystérique, le mari insiste, tout le monde s’énerve, se met à hurler.
Finalement ils vont rester, isoler totalement la maison avec de nouvelles briques, du béton et de la toile isolante. Le bruit a bel et bien disparu tout comme la lumière, mais c’est la chaleur qui va le remplacer, une chaleur qui n’améliorera pas la santé mentale de la famille qui se dégrade de plus en plus.
La folie semble s’emparer de la famille qui n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était au début de l’histoire. L’insouciance et le bonheur ont disparu laissant la place à la nervosité, l’anxiété et le mal-être.
Nos 5 personnages vont-il résister ou finiront-ils par s’en aller, abandonnant leur maison et leur vie ? Mystère !
Tout d’abord, j’ai envie de relever l’originalité du scénario. C’est tout simplement du jamais vu (en tout cas pour moi). L’histoire est imprévisible, on ne devine rien de ce qui va se passer et on découvre ce scénario d’un nouveau genre avec plaisir, sans jamais s’ennuyer.
Les acteurs sont extraordinaires, tous les 5. Le jeune garçon qui interprète Julien est suisse et sa prestation est vraiment impeccable. Adelaïde Leroux est parfaite en ado rebelle, Madeleine Budd, qui interprète Marion, 12 ans, est parfaite dans son rôle de jeune fille mal dans sa peau et Isabelle Huppert et Olivier Gourmet sont grandioses dans le rôle des parents.
Bref, pour ma part je ne peux dire que du bien de ce long-métrage. A mes yeux, il s’agit d’une réussite totale sous tous les points. Mise en scène, photographie, scénario, acteurs, tout est nickel !
Le DVD contient des bonus intéressant, notamment un entretien avec la réalisatrice ainsi que les vidéos des premiers pas cinématographiques du jeune garçon qui interprète Julien.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :
Pour son premier film de fiction, la réalisatrice suisse Ursula MEIER a frappé très fort. HOME est une production helvetico-wallone, on ne va pas se gêner de le dire. Ce film a été retenu en dernière minute pour être présenté au Festival de Cannes 2008. Venons-en à la critique car "HOME" est un très grand moment de cinéma. C'est un film troublant, énigmatique et jubilatoire. Les acteurs sont incroyablement proches, justes, totalement investis, de manière inconditionnelle. Et que dire de la prestation d'Isabelle HUPERT ? Tout simplement époustouflante. Ursula MEIER a fait preuve d'une exceptionnelle rigueur pour une oeuvre audacieuse, originale et décalée. HOME est d'une originalité totale et d'une inventivité extraordinaire. En conclusion "HOME" est un film comme on en voit peu aujourd'hui. Drôle, émouvant, avec une fin qui prend aux tripes.
Le film qu’on vous présente ce matin dans Microfilm, « Mensonges d’état », a été adapté du roman d’un journaliste du Washington Post, David Ignatius, publié en 2007 et salué pour sa description des méthodes des services d'espionnage américains...
Il s’agit de l’histoire d’un ancien journaliste blessé pendant la guerre en Irak, Roger Ferris qui est recruté par la CIA pour traquer un terroriste leader d’Al Qaida, basé en Jordanie, Al-Saleem. Afin d'infiltrer son réseau, Ferris devra s'assurer le soutien du très roué vétéran de la CIA Ed Hoffman qui donne ses instructions par téléphone depuis Paris, en conduisant ses enfants à l’école ou en cuisinant. Sera de la partie également, le chef des renseignements jordaniens, Hani Salaam.
Pour débusquer le chef terroriste ils décident de faire croire à l'expansion de leur propre organisation djihadiste, dans l'espoir d'un contact téléphonique, dans un monde où les terroristes ont appris à se passer des moyens des communications modernes qui pourraient être interceptées et les faire tomber.
Bien que Hani Salaam et Ed Hoffman soient censés être ses alliés, Ferris s'interroge : jusqu'où peut-il leur faire confiance sans mettre toute son opération - et sa vie - en danger ?
Eh bien ne comptez pas sur nous pour répondre à cette délicate question !
Ce qu’on peut vous dire, par contre, c’est que certaines personnes ne vont pas hésiter à mettre des bâtons dans les roues de Ferris qui devra faire preuve d’une vigilance pour mener à bien sa mission.
Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus au risque de vous dévoiler des points cruciaux du scénario…
Tout d’abord, relevons que ce long-métrage regroupe quelques grands noms du cinéma : le réalisateur Ridley Scott, Leonardo Di Caprio dans le rôle de Ferris et Russel Crow dans le rôle d’Ed Hoffman, le supérieur de Ferris.
Rien à redire donc au niveau du jeu des acteurs. Di Caprio prouve encore une fois qu’il n’a plus grand-chose à voir avec le petit minet gentil de Titanic que nous connaissons tous. Il a mûri, grandi, il interprète aujourd’hui des rôles souvent graves et toujours avec grand talent.
Russel Crow vieillit gentiment mais ne perd pas son dynamisme pour autant. On regrette toutefois que ce rôle ne lui permette pas d’exprimer tout son talent puisqu’il joue assez en retrait, on ne le voit qu’au téléphone, donner des instructions à Ferris et jamais il ne s’aventure dans l’action.
Le scénario est un peu flou par moments, il n’y a pas vraiment d’introduction, on se retrouve directement au cœur de l’action. On ne sait pas toujours où on en est et on voyage souvent d’un pays à l’autre. A moins d’être très concentré et de réfléchir, on perd parfois le fil et on ne sait plus toujours ce qui se passe.
Je trouve également que ça manque un peu de suspense, on a facilement tendance à décrocher et à porter son attention sur autre chose mais sans jamais vraiment s’ennuyer.
Toutefois, on peut dire que c'est du travail bien fait, la mise en scène est impeccable.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :
MENSONGES D'ETAT marque la quatrième collaboration du réalisateur Ridley SCOTT avec son acteur fétiche Russel CROWE, une collaboration entamée en 2000 avec GLADIATOR. MENSONGES D'ETAT est un excellent film d'espionnage réalisé de main de maître par Ridley SCOTT. Que dire des 2 acteurs principaux ? Leonardo DI CAPRIO et Russel CROWE, sont tout simplement géniaux. Comment savoir si les américains ont cette capacité de pouvoir espionner n'importe qui n'importe ou dans le monde. Si tel est le cas le film devrait être projeté et visionné par tous les islamistes intégristes pour apprendre les méthodes américaines. Sujet délicat, film puissant par sa représentation de la loyauté et de la confiance entre hommes, envers un pays, envers ses idéaux. En conclusion "MENSONGES D'ETAT" est un film prenant, poignant, où l'on se sent immédiatement immergée dans cette triste réalité. A se demander si ce n'est qu'un film. Bravo Ridley SCOTT !!!
Le film d’aujourd’hui, inspiré d’une histoire vraie, nous emmène en Angleterre, fin du 18ème siècle. Georgina, charmante demoiselle de 17 ans apprend de sa mère que le Duc de Devonshire sera son futur époux. Folle de joie d’avoir trouvé un si bon parti, elle s’engage avec le Duc et lui promet de lui offrir un fils, futur héritier.
Mais après quelques temps de vie commune, Georgina va vite déchanter. Le Duc n’a pas de conversation, il n’est pas bon amant et ne s’intéresse à rien. La mère de Georgina lui fait comprendre qu’en échange des richesses dont elle profite et de son statut de duchesse, elle peut bien supporter cet homme.
Très vite, Georgina va devenir une véritable star de la haute société. Créatrice de mode adulée des femmes et désirée par les messieurs, tout Londres l’adore.
Tout le monde sauf son Duc d’époux qui n’a toujours pas d’héritier. Certes, Georgina a déjà donné naissance à deux fillettes mais le Duc n’est pas satisfait. La mère de Georgina lui avait pourtant garanti que les femmes de sa famille n’avaient jamais failli à leur devoir…
Peu à peu, les relations entre Georgina et son époux vont se détériorer et devenir très tendues.
Lorsqu’elle fait la connaissance de Bess, une femme dont le mari est parti vivre avec sa maîtresse. Les deux femmes vont se lier d’amitié jusqu’à ce que Bess vienne vivre dans la résidence du couple.
C’est à ce moment-là que les choses vont se gâter. Le Duc se montrera infidèle, Georgina se sentira trahie par son amie, devenue maîtresse du Duc.
Parallèlement, Georgina tombe amoureuse de Charles Grey mais rien n’est possible entre eux tant que le Duc n’a pas eu de fils. Il fait du chantage à sa jeune épouse en la menaçant de lui interdire de voir ses filles si elle revoit Charles.
Georgina doit alors faire face et garder la tête haute, bien que déchirée entre la passion et son devoir de duchesse.
En ce qui concerne les personnages, c’est Kiera Knightley qui interprète Georgina. Elle a un côté espiègle, grande enfant mais elle est intelligente, brillante et indépendante. Evidemment, elle n’a pas d’autre choix que de se plier aux règles de vie du 18ème siècle. Donner un fils à son mari, ne pas être infidèle bien que l’époux ait le droit de l’être et bien sûr, accepter sans broncher la présence de la maîtresse dans la demeure familiale.
Le Duc, interprété par Ralph Fiennes, est un homme peu intéressant et égoïste. Il s’ennuie facilement, ne s’intéresse pas à la politique, parle peu et se montre sévère envers son épouse. Mais finalement il ne se montre pas nécessairement pire qu’un autre mari. C’est la haute société qui dicte ses codes de conduite et il ne fait qu’y obéir aveuglément…
Tout d’abord, je souhaite souligner les magnifiques costumes créés pour ce long-métrage. Ils ont d’ailleurs été récompensés par un Oscar bien mérité. Les tissus sont somptueux, soignés et pleins de détails pertinents.
Le scénario, inspiré d’une histoire vraie, est très bien composé, il se passe tout le temps quelque chose, il n’y a pas de scène inutile ou de temps mort. Le rythme est soutenu et les événements s’enchaînent sans nous laisser le temps de nous ennuyer.
L’interprétation de Kiera Knightley dans le rôle de Georgina est époustouflante. Elle n’est jamais ennuyeuse, elle n’en fait jamais trop et malgré sa situation difficile elle ne nous donne jamais le cafard grâce à sa force intérieure et son côté femme-enfant.
Ralph Fiennes est également très bon même si son personnage est finalement assez peu charismatique.
Le DVD contient des bonus intéressants, notamment le making-of du film d’une durée de 40min et quelques scènes inédites. De quoi prolonger le plaisir après le film !
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :
THE DUCHESS est un très beau film. Les acteurs principaux Keira KNIGHTLEY et Ralph FIENNES sont tout simplement étincelants, les décors historiques ainsi que les costumes contribuent à nous plonger entièrement au 18eme siècle et à vivre intensément l'histoire de la Duchesse de DEVONSHIRE et de son mari brutal, morne et odieux. La bande-son colle parfaitement aux images. En conclusion : THE DUCHESS est un excellent film qui rappel l'époque où les femmes n'avaient le droit de ne rien faire à part se taire, écouter leur mari et leur donner un descendant mâle. THE DUCHESS est non seulement un film aussi visuellement et humainement émouvant qu'un rappel subtil, intelligent et nécessaire du triste sort trop souvent réservé aux femmes...
Milan, quelques mois avant la seconde guerre mondiale. Une femme du nom de Luisa cherche à devenir actrice. A travers diverses rencontres et beaucoup de persévérance, elle réussira à monter au devant de la scène. Elle fera la connaissance d’Osvaldo Valenti, acteur de renom avec qui elle se liera d’un amour passionnel. Très vite, elle sera propulsée sur le devant de la scène et deviendra un véritable modèle pour les jeunes filles italiennes.
Célèbres à la ville comme à l'écran, artistes favoris du régime mussolinien, Luisa et Osvaldo incarnent dans leurs films des personnages négatifs et scélérats. Une image sulfureuse qui se confond avec leur vie privée réputée dissolue : drogues et sexe à outrance sont, dit-on, leur quotidien.
Lorsque l'Italie se divise en deux, après l'Armistice de 1943, ils se rangent sans hésiter du côté de la République de Salò mussolinienne. On raconte alors qu'ils se seraient livrés à la torture, et se seraient compromis avec une bande de trafiquants coupables des pires atrocités. Du moins, c'est ce que la rumeur affirme. Mais, au fond, qui étaient réellement Osvaldo Valenti et Luisa Ferida ?...
« Une histoire italienne », le titre du film d’aujourd’hui, nous fait donc vivre pendant plusieurs années le quotidien de ce couple à la relation tumultueuse.
Impossible malheureusement de vous en dire plus puisque l’histoire relate leur vie pendant la guerre, leurs évasions, leur façon de se cacher et enfin, leur assassinat, cinq jours après la Libération de 1945. Il serait dommage de trop vous en dire quant au scénario.
Toutefois, on peut vous parler des personnages principaux.
Osvaldo est un homme arrogant, trop sûr de lui mais incapable de tenir quelques heures sans prendre de drogue. Il n’hésite jamais à dire le fond de sa pensée quitte à mettre tout le monde mal à l’aise. C’est un macho, il semble parfois n’avoir aucun respect pour Luisa mais on devine qu’au fond de lui, il est terriblement amoureux et affreusement jaloux.
Luisa, quant à elle, est une femme au caractère bien trempé. Son personnage est pourtant assez ambivalent. Elle se laisse influencer par Osvaldo et le suit lorsqu’il s’engage pour les fascistes bien qu’elle désapprouve sa décision. Pour d’autres choses, elle n’hésite pas à hurler sur son compagnon et sur quiconque la met en colère.
Au vu du caractère de chacun, on comprend que leur relation est loin d’être un long fleuve tranquille. Ajoutez à cela leur dépendance au sexe et à la drogue et on comprend vite à qui on a affaire.
La première chose qui me vienne à l’esprit c’est la complexité de la chronologie. En effet le film démarre quelques temps avant la fin de la guerre, lorsque Luisa et Osvaldo doivent se cacher. Puis on revient en arrière et on découvre leur rencontre à la fin des années 30. A partir de là, on passe plusieurs fois d’une époque à l’autre jusqu’à la fin, où les deux se rejoignent. Le souci c’est que les passages d’une période à l’autre ne sont pas très marqués ce qui fait qu’on a parfois du mal à savoir où on en est. Il faut donc bien s’accrocher pour ne pas perdre le fil et pour comprendre à quel moment on se situe. L’idée de cette chronologie « saccadée » n’est pas mauvaise en soi mais dans un film comme celui-ci, je ne suis pas certaine que ce soit vraiment efficace.
En dehors de cela, c’est une histoire magnifique, un film de guerre différent de ce qui a déjà été réalisé. On vit la guerre de 39-45 dans le milieu du cinéma en compagnie d’acteurs, de réalisateurs et du public.
Les acteurs sont magnifiques. Monica Belluci est sublime dans le rôle de Luisa. On connaît bien sûr son talent mais ce rôle lui va à merveille et nous prouve encore une fois qu’elle est une grande dame du cinéma.
Luca Zingaretti, dans le rôle d’Osvaldo, n’est pas non plus en reste. Il nous livre une interprétation sans faute de ce personnage difficile, tantôt arrogant, tantôt fragilisé par la drogue, tantôt amoureux passionné.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :
Pour débuter, une petite anecdote : le titre du film de la version originale en italien est "SANGUEPAZZO" ce qui veut dire "SANG FOU". A mon avis ce titre adhère mieux au film que tout simplement "UNE HISTOIRE ITALIENNE". Ce long métrage nous conte les années noires italienne à travers le destin tragique d'un couple de stars compromis avec le régime de Mussolini. UNE HISTOIRE ITALIENNE est basé sur des faits réels : l'histoire d'OSWALDO VALENTI, acteur génial qui a tourné une quarantaine de films entre ses débuts en 1936 et sa mort ainsi que sa compagne LUISA FERIDA. Un film remarquablement interprété par des acteurs splendides et éblouissants dans leur rôle (Monica BELLUCI et Luca ZINGARETTI). La réalisation est impeccable et l'on ne s'ennuie pas malgré la durée de 2h30. En conclusion "UNE HISTOIRE ITALIENNE" est une magnifique fresque historique et un film d'auteur dont la narration est exemplaire et qui pourrait bien rejoindre le panthéon des grands classiques du cinéma. A voir et à méditer !!
Une belle brochette d’acteurs, un tout bon réalisateur et Barcelone comme décor, voici les ingrédients qui composent le film qu’on vous présente ce matin dans Microfilm : « Vicky Cristina Barcelona ».
Tout commence lorsque Vicky, la brune, et Cristina, la blonde, débarquent à Barcelone pour y passer l’été et s’imprégner de la culture catalane.
Lors d’un souper au restaurant, un charmant espagnol s’approche de leur table et se présente. Il s’appelle Juan Antonio, il est peintre et il les trouve tout à fait séduisantes. Franc et honnête, il leur dit qu’il adorerait les inviter dans la petite ville d’Oviedo pour y passer le week-end et voir une sculpture qu’il admire. Il termine sa proposition en leur disant qu’il adorerait également faire l’amour avec elles. Vicky, qui est sur le point de se marier, s’offusque de cette franchise et lui dit clairement qu’elle n’a pas du tout envie de suivre un inconnu pour le week-end. Lorsqu’elle a terminé son argumentaire, elle se tourne vers son amie Cristina qui, contre toute attente, affirme qu’elle adorerait aller à Oviedo pour le week-end.
Après une discussion quelque peu houleuse, les deux filles finissent par préparer leur valise et rejoignent Juan Antonio. La première journée à Oviedo se passe très bien, Juan Antonio est un hôte intéressant et il leur fait visiter de jolies choses. Vicky reste distante mais elle apprécie son séjour.
Malheureusement, après le repas du soir, Cristina tombe malade et doit garder le lit. Juan Antonio propose donc à Vicky de passer la journée ensemble et de continuer la visite d’Oviedo. Froide et méfiante les premières heures, Vicky finira par se détendre et le charme de Juan Antonio ne la laisse pas indifférente. Après un repas bien arrosé et une soirée à écouter de la guitare espagnole, Vicky laisse tomber sa garde et succombe aux avances du beau peintre espagnol.
Cristina ne sait rien de l’aventure entre Vicky et Juan Antonio et de retour à Barcelone, elle entame une véritable relation de couple avec le peintre et s’installe chez lui. De son côté, Vicky ne peut s’empêcher de penser à Juan Antonio mais elle sait qu’elle va se marier et essaie de renier ses sentiments. Son futur époux décide d’ailleurs de venir la rejoindre pour la fin du séjour, lui évitant ainsi de trop penser à cette nuit d’amour à Oviedo.
Les choses vont quelque peu se gâter lorsque l’ex-femme de Juan Antonio, Maria Elena, fait irruption après une tentative de suicide. Bien que surpris, le bel espagnol ne peut qu’accepter de l’héberger. Cristina est bien évidemment perturbée par ce retournement de situation et le caractère volcanique de Maria Elena ne facilite en rien les choses.
Le reste du séjour risque de devenir bien compliqué pour Vicky comme pour Cristina qui finiront toutes deux par quitter l’Espagne à la fin de l’été pour retourner en Amérique…
Ce qui est certain, c’est qu’elles ne seront pas prêtes d’oublier ces quelques mois passés au soleil, dans l’ambiance torride de Barcelone avec, pour toutes deux, un souvenir intarissable commun : un certain Juan Antonio.
Premier point positif, j’ai regardé ce film en compagnie de deux personnes aux goûts très différents en matière de cinéma. Résultat : tout le monde avoue avoir passé un très bon moment !
Le scénario ne traîne pas, les événements s’enchaînent progressivement et la complexité des sentiments humains est joliment mise en valeur. Bien que le thème principal s’apparente à l’amour impossible, le film n’est jamais triste ni dramatique. On vit au rythme du sud, on boit du bon vin, on admire la magnifique architecture et on savoure cette ambiance de vacances avec les personnages.
Les acteurs sont tout simplement irréprochables et surtout choisis avec soin : Javier Bardem, Scarlett Johansson, Penélope Cruz et Rebecca Hall se partagent l’écran sous la direction de Woody Allen qui explore à travers ce film toutes les facettes du sentiment amoureux.
Je relèverais toutefois un petit bémol en ce qui concerne les voix francophones des acteurs, en particulier celles de Vicky et de Cristina. En effet, certains dialogues ne sont pas franchement crédibles dans les interprétations mais si l’on passe en version originale avec sous-titres, le problème est résolu !
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :
Dans ce film, le réalisateur Woody ALLEN nous éloigne un peu de Manhattan et de Londres où il a tourné tous ses films pour nous emmener dans le charme de la Catalogne. VICKY CRISTINA BARCELONA est un mélange d'amour, de sensualité, d'art, de mensonges avec la pointe de folie de Woody ALLEN comme on lui connaît. Tout au long du film, les personnages - peintre, photographe ou encore poète - évoluent dans des paysages aux couleurs chaudes sur fond de musique catalane envoûtante. Les acteurs sont tous exceptionnels, en particulier Penélope CRUZ qui a été récompensée d'un OSCAR pour sa prestation dans ce film. En conclusion VICKY CRISTINA BARCELONA est une comédie romantique belle et touchante, pleine d'une tension sensuelle. Tout à l'air si naturel et si vrai !! VICKY CRISTINA BARCELONA est un petit bijou.
La première partie du texte résume toujours le film et présente les personnages. On vous dit l'essentiel du film sans pour autant vous révéler des détails cruciaux.
La seconde partie, après la vidéo de la bande-annonce fait la critique du long-métrage présenté, vous détaille ses points forts et ses points faibles. La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo à Courrendlin (CH), location et vente de DVD neufs au meilleur prix du marché.
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