Pour qu’un homme devienne un héros, il doit être brave, viril, fort et courageux. Et s’il est un viking aux muscles saillants et à la voix grave, c’est encore mieux !Vous l’aurez compris, cette semaine nous allons faire un petit saut dans le passé avec le film « La légende de Beowulf », distribué par Warner.
Dans une contrée reculée du nord de l’Europe, un roi, interprété par Anthony Hopkins, et son peuple sont attaqués régulièrement par un monstre géant qui tue femmes et hommes sans pitié. Ni les lances, ni les glaives, ni le courage de ces messieurs n’arrivent à bout du Grendel, qui semble bien déterminé à exterminer tout ce petit monde.
Ne sachant plus quoi faire, le roi décide de faire appel au célèbre Beowulf, connu pour ses exploits au combat et pour avoir occis des dizaines de monstres sanguinaires.
Beowulf arrive par la mer, fier, beau, musclé, confiant. Il raconte ses glorieux exploits et n’hésite pas à remettre à leur place les petits jaloux qui lui envoient quelques vannes. Un vrai dur !
Quelques heures après l’arrivée de Beowulf, tout le monde se réunit dans la grande salle pour faire la fête, boire et danser. C’est là que le Grendel arrive, attiré par la musique et les cris des fêtards. Après une entrée en force dans la grande salle, le monstre beugle, bave et arrache les jambes des pauvres guerriers qui tentent de lui asséner un coup de glaive. Mais voilà que Beowulf surgit, nu comme un ver pour être égal au monstre qui n’a ni armure, ni arme. Il se jette sur la bête, et après une lutte acharnée où sang, cervelle, tripes et boyaux jaillissent, Beowulf sort vainqueur du combat ! Il est acclamé par la foule, on lui compose même une chanson et le roi lui offre une magnifique coupe en or en lui promettant de lui céder son royaume et même sa femme lorsqu’il mourra.
Quelques jours plus tard, alors que le royaume semble débarrassé de toute malédiction, voici qu’un affreux hurlement retenti dans la nature… Le roi convoque Beowulf et lui annonce que la mort du Grendel est une bonne chose mais que maintenant il va falloir s’occuper de sa maman qui a l’air très très en colère ! Ni une ni deux, notre légendaire Beowulf monte sur un cheval et s’en va dans les marais pour faire la peau à la maman du petit Grendel. Seulement voilà, le hic c’est que la créature ne ressemble pas tout à fait à ce que notre héros pensait trouver. Il se retrouve face à face avec la sublime Angelina Jolie qui ne porte pas de vêtements et qui lui propose un marché démoniaque, usant de tous ses charmes pour le convaincre…
Maintenant quant à savoir s’il va céder à la tentation, vous le saurez en visionnant le film, ne comptez pas sur moi pour vous raconter la suite de l’histoire ! Tout ce que je peux vous dire c’est que Beowulf va devoir faire preuve d’énormément de courage pour conserver son valeureux titre de « Brave parmi les braves ».
La première chose à savoir à propos de ce long-métrage c’est qu’il se situe à mi-chemin entre le film traditionnel et l’image de synthèse. En effet, pendant le tournage les acteurs ont été munis de capteurs fixés sur tout leur corps. L’image a ensuite été retravaillée pour donner des abdominaux et des fesses inoubliables à Beowulf, des jambes interminables et une poitrine de rêve à Angelina Jolie ou encore une longue chevelure blanche à Anthony Hopkins. Les visages aussi ont été retravaillés et ne sont ni tout à fait réels, ni tout à fait synthétiques. Il faut dire que c’est assez surprenant comme effet. Intéressante d’un point de vue technique, cette nouvelle manière de faire permet de n’avoir aucune limite en matière d’effets spéciaux. Par contre, on n’a pas toujours l’impression de regarder un vrai film mais plutôt une séquence animée d’un jeu vidéo.
Le scénario est bon, il n’y a pas de vide et le temps passe vite, sans que l’on ne s’ennuie. Les acteurs, bien qu’ils soient partiellement en image de synthèse, maîtrisent leurs personnages et leur interprétation quelque peu théâtrale colle parfaitement à l’image du film fantastique.
A relever aussi que la violence ne ménage pas le spectateur : jambes arrachées, cris, sang et cervelle sont au rendez-vous et peuvent donc heurter les plus sensibles. Et d’ailleurs même si vous n’êtes pas particulièrement sensible, ces scènes de bagarre ne vous laisseront certainement pas indifférent.
Le coffret DVD contient un disque supplémentaire sur lequel vous trouverez une foule de bonus passionnants qui vous dévoileront tous les secrets de la réalisation de ce film d’une nouvelle génération.
En conclusion, c’est Fun Vidéo à Courrendlin qui vous donne son avis que voici :
Rien d'étonnant à ce que LA LEGENDE DE BEOWULF soit le plus beau film d'heroic-fantasy depuis CONAN LE BARBARE tant ils entretiennent de nombreux points communs : un metteur en scène/conteur offrant SA vision d'un script aux multiples niveaux de lecture, un héros férocement humain (avec sa force, son arrogance, ses doutes et ses faiblesses) qui forge sa légende à la pointe de l'épée.
Une musique épique à se damner et une ambition visuelle inouïe.
La légende de BEOWULF est un spectacle absolu qui procure une exaltation purement viscérale, surtout dans cette version encore plus charnelle et sanglante.
Un spectacle à ne pas manquer.
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