mardi 23 septembre 2008

10'000

Ce matin, dans Microfilm, préparez vous à vivre un extraordinaire voyage dans le passé, à une époque où seul le courage des hommes leur permettait de survivre, où seules les lances armaient les chasseurs et les guerriers. Il ne s’agit ni du moyen âge, ni de l’empire romain mais d’une période bien plus ancienne encore : la préhistoire.

Nous sommes en l’an 10'000 avant Jésus Christ. Les mammouths, les tigres à dents de sabre et bien d’autres étranges créatures peuplent la terre. Parmi elles, des hommes, des tribus et des croyances.

L’histoire nous plonge au cœur du voyage d’un jeune chasseur, D’Leh, qui aime profondément Evolet, charmante jeune fille aux yeux bleus, recueillie lorsqu’elle était petite par la tribu de D’Leh, alors que les siens avaient été décimés par d’étranges personnages.

Lors d’une spectaculaire chasse au mammouth, D’Leh parvient à tuer seul un gros mâle pris dans les filets de ses complices chasseurs. Il gagne alors la célèbre « lance blanche » qui fait de lui un héros valeureux et lui permet d’obtenir la main d’Evolet.

Toutefois, leur bonheur ne durera guère plus de quelques jours… Une nuit, des dizaines de cavaliers mettent à feu et à sang le « village » de D’Leh. Plusieurs membres de la tribu sont emmenés de force par les pillards, dont la jolie Evolet qui semble avoir tapé dans l’œil du chef. D’Leh assiste à la scène, impuissant face à ces adversaires inconnus.

Le lendemain, il décide de partir à la recherche de ces hommes brutaux et sans pitié. Réunissant quelques guerriers, il se met à suivre la trace des pillards. Après des jours et des jours de marche, D’Leh et ses hommes arrivent dans une tribu d’hommes noirs qui eux aussi, ont été victimes des cavaliers. Tous vont s’unir et partir à la recherche de la montagne des Dieux, où sont emmenés les prisonniers. Mais de l’aide leur sera nécessaire car leurs ennemis sont trop nombreux. Des messagers sont envoyés à plusieurs kilomètres à la ronde afin de lever une véritable armée, prête à combattre ces voleurs d’êtres humains. Bientôt, D’Leh sera accompagné de plusieurs centaines de guerriers, tous prêts à mettre leurs vies en péril pour sauver les leurs, rendus esclaves par les cavaliers.

Après un long périple à travers montagnes enneigées, sables asséchés et jungle impénétrable, ils arrivent enfin à destination : La montagne des Dieux les attends… Une gigantesque cité entièrement bâtie par des milliers d’esclaves, enlevés à leurs familles.

Afin de gagner cette bataille contre le mal, D’Leh et ses hommes devront mettre au point un véritable plan d’attaque et braver les croyances divines répandues par les tortionnaires.

En découvrant cet empire, D’Leh comprend qu’il ne va pas seulement devoir sauver Evolet, mais une civilisation tout entière.

Les personnages principaux sont évidemment D’Leh, brave et sensible guerrier et Evolet, qui ne dit jamais rien mais dont le regard ferait fondre un iceberg. Il y a aussi Tik-Tik, ancien possesseur de la lance blanche, il a recueilli D’Leh lorsque son père a quitté la tribu. C’est un homme sage et de bon conseil, qui guidera notre héros au travers de sa quête. L’équipe est accompagnée de Baku, sympathique ado dont la mère a été tuée par les pillards.

Et puis évidemment, il y a les méchants dont on ignore les noms, ils ont de véritables têtes d’assassins le caractère qui va avec. Autant vous dire qu’on n’a pas franchement envie de s’y frotter.



La première chose à savoir c’est qu’il ne faut pas chercher à comprendre pourquoi le boc de D’Leh est si bien entretenu et comment Evolet fait pour se maquiller si joliment. Il s’agit d’une fiction, d’un divertissement, et si les personnages parlent un français tout à fait compréhensible, ce n’est pas pour faire « vrai », c’est pour qu’on comprenne l’histoire.

Ainsi, le film ne cherche pas à toucher la moindre vraisemblance historique, il propose une aventure de grand spectacle et ne s’adresse donc pas aux férus d’Histoire purs et durs.

Le scénario est intéressant, il nous met peut-être sur la voie des premières croyances divines, des premiers esclaves, des premières alliances entre peuples différents pour vaincre une même cause. Il en ressort beaucoup d’humanité et de bravoure. Un peu « too much » parfois dans certains discours vaillants, mais rappelons que le film est tout public et que les films de Walt Disney aussi tapent dans cette veine sans jamais être critiqués pour autant. Certains passages pourront donc paraître un peu « kitsch » à certains mais raviront les enfants et ceux qui savent apprécier ce côté un peu caricatural.

Les effets spéciaux en trois dimensions sont spectaculaires, une véritable prouesse de la part de l’équipe technique mais aussi des acteurs. Ben oui, pas facile de chasser une horde de mammouths quand en réalité on court après des créatures inexistantes !

Pour ma part, je dirais qu’il ne s’agit pas ici d’un chef-d’œuvre cinématographique mais d’un divertissement qui saura ravir les enfants en âge de comprendre l’intrigue. Les scènes de bagarre sont bridées et le sang ne jaillit pas, malgré les lances qui traversent les corps des guerriers. Rien de bien choquant donc, mais à déconseiller tout de même aux enfants de moins de 10 ans.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :

Le réalisateur ROLAND EMMERICH nous livre un film d'aventure préhistorique vraiment accrocheur.
Les acteurs peu connus sont bons, les effets spéciaux surprenants, un scénario qui se tient et pas mal d'action.
En conséquence 10’000 est avant tout un très bon DIVERTISSEMENT pour toute la famille. N'oublions pas que ce film est une oeuvre de fiction et non un documentaire.
En conclusion 10’000 est un très bon film d'aventure où l'on ne s'ennuie pas du tout.
Pour terminer, je souhaite aussi m'adresser à tous les journalistes qui ont insulté ce film. Je les plains car ils n'ont pas su trouver le divertissement recherché.
10’000, c'est du vrai cinéma de fiction et pas un exercice de logique nous démontrant la vraie vie 10’000 ans avant Jesus-Christ. Pour ceux-ci qui n'ont rien compris, qu'ils regardent « La guerre du feu » de Jean-Jacques ANNAUD et qu'ils se taisent.

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