Mon premier est un acteur qui nous a glacé le sang plus d’une fois.Mon second a interprété l’incarnation même de Dieu tout puissant.
Mon tout est une comédie tragique, touchante qui réunit mon premier et mon second !
La réponse ? C’est « Sans plus attendre », le DVD qu’on vous propose aujourd’hui dans Microfilm !
Carter (Morgan Freeman) et Cole (Jack Nicholson), soixante ans et quelques, se retrouvent tous deux dans la même chambre du service d’oncologie à l’hôpital. Ils ne se connaissent pas et viennent de milieux fort différents. Au début, Cole semble vouloir jouer « au gros », il n’a pas l’air très enclin à la discussion et exige des attentions particulières de la part du personnel soignant sous prétexte que l’hôpital lui appartient, ce qui est vrai, certes, mais tout de même ! En fait, on peut dire qu’il incarne parfaitement le genre de compagnon de chambre qu’on ne voudrait surtout pas avoir. Carter, lui, est simple mécanicien. Calme, drôle et plus philosophe, à l’image des rôles de Morgan Freeman en général, il ne se formalise pas devant l’attitude hostile de son compagnon de chambre. Il lui parle, fait de l’humour et petit à petit l’entente s’installe entre les deux patients.
Bien que tout semble séparer les deux hommes, ils ont néanmoins un point commun, et pas des moindres : Tous deux apprennent que leur cancer n’est pas soignable. Les médecins leur donnent 6 à 12 mois avant de passer l’arme à gauche. Mais ils ajoutent que ces quelques mois seront « assymptomatiques », c'est-à-dire sans douleur et sans aucune gêne pour leurs activités quotidiennes.
Voilà qui fait tilt dans la tête de Cole… Il lui reste 6 mois ? Qu’à cela ne tienne ! Il va réaliser « sans plus attendre » tout ce qu’il n’a pas pu accomplir jusqu’à présent.
Entraînant son compagnon de chambre dans son idée, ils vont établir ensemble une liste précise de toutes les choses qu’ils désirent encore réaliser. Leurs souhaits s’étendent des choses les plus simples, comme faire le bonheur de quelqu’un, aux plus excentriques : saut en parachute, course automobile ou encore embrasser la plus jolie fille du monde, voici quelques exemples de ce qu’ils veulent absolument faire avant de mourir.
Les moyens financiers ne sont pas un problème au vu de l’extrême richesse de Cole, qui décide de prendre en charge toutes les dépenses inhérentes au périple des deux amis.
C’est ainsi que dès leur sortie de l’hôpital, quelques jours plus tard, les deux comparses vont entamer un véritable tour du monde à bord de l’avion privé de Cole. France, Egypte, Tibet, autant de pays qu’ils vont parcourir pour pouvoir tracer un à un les éléments de leur liste.
Admirer quelque chose de majestueux : fait !
Voir les pyramides : fait !
Sauter en chute libre : c’est fait aussi !
Leur voyage va durer quelques mois, quelques mois durant lesquels la bonne humeur, le rire et l’amitié seront de la partie. Les deux hommes vont tout mettre en œuvre pour parvenir à se réconcilier avec eux-mêmes et ne rien laisser d’inachevé derrière eux, afin de pouvoir s’en aller sereins et accomplis le jour où la maladie l’emportera.
Malgré la tragédie qui attend les deux personnages principaux, le film est tourné sur une note d’humour et la bonne humeur règne en maître du début à la fin.
L’histoire permet de dédramatiser la mort et de se rendre compte que ce sont peut-être les choses inachevées qu’on laisse derrière soi qui sont tragiques et non pas uniquement le fait de s’éteindre.
Le sujet est bien traité, on reste toujours dans un esprit de comédie sans pour autant tomber dans l’excès ou le mauvais goût. L’humour est léger, pétillant et attendrissant sans pour autant se montrer inoubliable.
Suivant les bonnes vieilles règles du genre, les deux cancéreux n'ont rien en commun : l'un est millionnaire, excentrique et acerbe, l'autre a passé toute sa vie à trimer dans un garage. Encore une fois, en bons américains, ils vont passer au-delà de leurs différences pour devenir les meilleurs amis du monde. C’est du vu et revu mais finalement pourquoi vouloir changer une formule qui marche ?
Dommage que le film ne prenne que réellement son envol au moment où les deux personnages se retrouvent hors de l’hôpital, après une vingtaine de minutes. C’est vrai qu’on aurait pu raccourcir de quelques minutes leur séjour à l’hôpital pour gagner en dynamisme. Mais attention, ceci ne veut pas dire pour autant que le début soit ennuyeux ou superflu. Au niveau de la construction du scénario, on n’a pas énormément de surprises puisqu’on alterne gags et séquences d’émotions mais ce concept fonctionne bien ici et même si on ne s’écroule pas de rire, on est tout de même touchés par la légèreté dont font preuve nos deux malades.
En ce qui concerne les acteurs, ils sont, comme à leur habitude, phénoménaux ! Que dire de plus au sujet de ces deux monuments du cinéma américain plusieurs fois oscarisés si ce n’est qu’encore une fois ils nous prouvent tous deux leur immense talent. Leur prestance à l’écran permettrait de rendre « regardable » n’importe quel navet tant ils sont géniaux.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :
Mené tambour battant par le formidable duo d'acteurs formé par les 2 monstres sacrés du cinéma américain, JACK NICHOLSON et MORGAN FREEMAN, SANS PLUS ATTENDRE, périple vivifiant et euphorisant, fait des étincelles en conjuguant aussi bien les genres que les sentiments !
Les dialogues sont accrochants et font mouche. A la fois drôle et touchant, c'est sur le mode de la tragicomédie que le réalisateur ROB REINER réussi à faire passer son message : celui de vivre chaque instant de sa vie, SANS PLUS ATTENDRE, comme si c'était le dernier.
En conclusion, le résultat est plein de joie de vivre, d'humour et assurément très réussi, alors, n'hésitez pas, regardez-le, SANS PLUS ATTENDRE.
Vous tomberez sous le charme de ces vieux gamins potaches.
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