mardi 7 avril 2009

Dorothy

Une fois n’est pas coutume, on a décidé de vous faire frissonner ce matin dans Microfilm avec « Dorothy », un thriller psychologique où la limite entre le rationnel et l’irrationnel devient de plus en plus floue.

Nous sommes sur une île au large de l’Irlande, une communauté dont la conduite est dictée par la voix de Dieu vit recluse, coupée du reste du monde. Attachés à leurs vieilles coutumes, les habitants de l’île ne sont pas des plus avenants et la venue de Jane Morton, psychiatre, n’est pas vue d’un très bon œil.

A peine arrivée, Jane est déjà victime d’un accident de la route. Deux voitures qui font la course-poursuite arrivent en face alors qu’elle traverse un pont. Tentant d’éviter la collision, la voiture de Jane quitte la route et tombe dans un lac. Lorsque les secours la retrouvent, elle n’est heureusement pas blessée. Lorsqu’elle donne la description des passagers d’une des deux voitures, les autorités lui disent qu’il n’y a personne sur l’île qui corresponde à sa description.

Quelques heures plus tard, on lui donne sa chambre dans une auberge délabrée. La nuit, elle entend de la guitare électrique mais on lui dit qu’il n’y a personne d’autre dans l’hôtel… Décidément, les choses ne sont pas claires sur cette île.

Le lendemain, Jane fait la connaissance de Dorothy, la patiente qu’elle est chargée d’examiner et qui est accusée de tentative de meurtre sur un bébé dont elle avait la garde. Etrangement, la jeune fille affirme ne se souvenir de rien. Très perturbée par toutes ces accusations, elle ne fait confiance à personne et se sent persécutée. Malgré cela, Jane saura l’amadouer et le dialogue va petit à petit s’installer entre la psy et son étrange patiente.

Très vite, Jane découvrira que Dorothy souffre d’un problème de personnalités multiples. Tantôt fillette de 4 ans, tantôt jeune adolescente dépravée, allumeuse et alcoolique, tantôt jeune homme agressif, les personnages qui l’habitent sont tous très particuliers.

Ecoutant l’histoire de chacun, Jane va assembler les pièces d’un puzzle dont l’image finale risque bien d’être peu reluisante. Sous leurs airs de braves croyants, certains habitants de l’île cachent des secrets qu’il vaudrait mieux ne pas mettre au grand jour… Jane sent bien que sa présence agace et fait peur aux citoyens mais elle sait qu’elle peut aider Dorothy à s’en sortir et refuse qu’elle reste aux mains de ces étranges personnages qui ne la traitent pas correctement. Malgré l’ambiance hostile et les événements étranges qui se produisent de plus en plus fréquemment, Jane ne lâchera pas l’affaire avant d’avoir percé le secret de Dorothy et dévoilé à tous ce que cachent certains habitants de l’île depuis trop longtemps.



Le gros point fort de ce film est qu’il nous donne les frissons, il nous tient en haleine du début à la fin et il nous fait même un peu peur parfois. Mais il n’est pas violent, à l’exception d’une scène de viol dont on se serait bien passé mais elle est courte et filmée de manière à ce qu’on ne voie rien de trop. En dehors de cette scène, il n’y a rien de choquant dans ce long-métrage et les âmes sensibles, comme moi, pourront se régaler d’une ambiance angoissante à souhait sans pour autant devoir encaisser des images violentes et crues. Le film mise avant tout sur le suspense, l’étrange, l’ambiance très particulière qui pèse sur cette île et ses habitants et sur le mystère des personnalités multiples de Dorothy.

Le scénario est très bien construit et cohérent, les choses s’éclaircissent peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent jusqu’à ce que tout soit dévoilé. Des éléments nouveaux apparaissent régulièrement de manière à capter notre attention du début à la fin.

Evidemment, on est obligés de vous parler de l’extraordinaire prestation de l’actrice Jenn Murray qui interprète Dorothy. En plus d’interpréter son propre rôle, elle doit également endosser les rôles des personnages qui vivent en elle. Ils sont tous très différents et ont des caractères bien trempés. Lorsqu’elle se transforme en l’un de ces personnages, son visage change (parfois ses vêtements aussi), sa gestuelle se modifie, son regard n’est plus le même. Bref, c’est une jeune actrice extrêmement talentueuse dont la carrière risque bien d’être très prometteuse.

A noter également, les décors et la mise en scène qui nous plongent totalement dans cette ambiance inconfortable et dérangeante. Certaines scènes sont inutiles à la compréhension de l’histoire mais apportent une petite dose d’étrangeté supplémentaire quant aux habitudes des habitants de l’île.

Le DVD permet également de se glisser dans les coulisses de la réalisation et de découvrir le making of de ce long-métrage pour prolonger le plaisir après le film.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

DOROTHY est un thriller psychologique ou l'ambiance est pesante, l'histoire captivante, sans oublier une bande-son qui colle parfaitement aux images.
L'intrigue est bien construite et on ne s'ennuie pas une minute. Le scénario est bien ficelé, malgré un début assez trouble mais recherché spécialement par le scénariste pour mieux nous surprendre dans la deuxième partie du film.
En ce qui concerne les 2 actrices principales Jenn MURRAY (DOROTHY) et Claris Van HOUTEN (la psychiatre), elles sont tout simplement époustouflantes dans leur rôle respectif.
En conclusion "DOROTHY" est une intrigue très bien construite avec du suspense jusqu'à la dernière minute.
Vivement recommandé aux amateurs de thriller !!!

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