mardi 21 avril 2009

Séraphine

Le film qu’on vous propose aujourd’hui d’appelle Séraphine. Séraphine, c’est le nom d’une domestique Française qui n’a franchement pas la vie facile. Passer la serpillière, nettoyer les vitres, cirer les parquets, son travail lui prend tout son temps. C’est la nuit, lorsque toutes ses tâches sont accomplies, qu’elle se consacre à sa passion : la peinture.

Evidemment, elle n’a pas les moyens de s’acheter de véritables peintures et créé les couleurs avec tout ce qu’elle trouve. Sang à la boucherie, cire de bougie, végétaux écrasés, ses œuvres portent des couleurs et des textures uniques.

En 1912, lorsqu’un locataire allemand du nom de Wilhlem Uhde s’installe dans la maison de sa maîtresse, Séraphine est chargée d’entretenir son ménage. Lors d’un dîner chez la maîtresse de maison, Wilhelm découvre une petite toile peinte par Séraphine. Ebloui par les couleurs et le style, il achète immédiatement le tableau sous le regard interloqué de Mme la propriétaire qui n’a aucune considération pour le travail de Séraphine.

Quand la domestique revient chez Wilhelm pour faire le ménage, il lui demande d’autres œuvres. Etonnée, Séraphine pense d’abord qu’il se moque d’elle, comme tant d’autres. Mais il est sérieux, il souhaite l’aider à progresser et lui promet qu’un jour il exposera ses œuvres à Paris.

Malheureusement, quand la guerre éclate il se voit contraint de quitter la France subitement en 1914. Déçue et abandonnée, Séraphine ne renonce pour autant pas à la peinture. Pendant des années elle va travailler, approfondir son œuvre et s’améliorer encore.

Ce n’est qu’en 1927 que Wilhelm Uhde refait surface. Ebahi par les progrès de Séraphine, il est très emballé et expose plusieurs de ses œuvres.

Séraphine passe donc du statut de domestique à celui d’artiste et commence à gagner pas mal d’argent. Mais elle dépense sans compter et le petit grain de folie qui servait jusqu’alors son génie lui fait faire des achats irraisonnés. Comme elle aime le dire, son inspiration artistique lui vient des anges. Mais lorsque ces mêmes anges lui intiment l’ordre d’acheter une somptueuse robe de mariée ainsi qu’une gigantesque maison, Wilhelm, qui gère son argent, se fâche.

Nous sommes dans les années 30, la crise économique fait rage et les tableaux de Séraphine ne se vendent plus. Ainsi, Wilhelm ne peut plus acheter de nouvelles toiles à Séraphine ce qui la perturbe terriblement.

Petit à petit, elle va sombrer dans la folie et sera internée en 1932 dans un hôpital psychiatrique. C’est tristement dans une annexe d’un second hôpital qu’elle décèdera en 1942, à l’âge de 78 ans.





Tout d’abord, sachez qu’il s’agit d’une histoire véridique et que le parcours de Séraphine a été magnifiquement bien retracé, dans le respect total de la personnalité délirante de cette artiste peintre autodidacte.

Si ce film a raflé le César du meilleur film, celui de la meilleure actrice, celui du meilleur scénario original, des meilleurs costumes, de la meilleure photographie, de la meilleure musique et du meilleur décor, c’est bien parce qu’il s’agit d’une magnifique œuvre cinématographique.

Certes, le scénario est assez lent mais on se régale de la photographie et de l’ambiance qui se dégage de notre petit écran. La musique mérite effectivement son César, bien que discrète elle est colle parfaitement à l’histoire.

L’actrice Yolande Moreau est extraordinaire dans le rôle difficile de Séraphine. Elle rend un magnifique hommage à cette artiste-peintre sans jamais en faire trop, elle sait nous faire entrevoir la folie de son personnage avec une grande finesse et beaucoup de respect.

Du côté du DVD, il permet de visionner de nombreux bonus très intéressant comme :
Le Making of du film d’une durée de 40min
Des entretiens autour des oeuvres de Séraphine exposées au musée Maillol :
Discussion entre le réalisateur Martin Provost et Françoise Cloarec (psychologue et auteur du livre "Seraphine")
Présentation de l'exposition par Olivier Lorquin, directeur du musée Maillol

De quoi s’informer et prolonger le plaisir après le film !

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

Yolande MOREAU incarne magistralement Séraphine LOUIS, femme de ménage humiliée et artiste inspirée.
La communion de Séraphine avec la nature est représentée dans des scènes magnifiques.
On assiste avec émotion aux élans mystiques de cette femme et à sa dégradation psychique inexorable.
En conclusion "SERAPHINE" est un très beau film, beau humainement et beau sur le plan esthétique.
Séraphine donne l'envie de vivre. Tous les moments de la vie sont résumés dans ce film : les bons et les moins bons, les hasards de la vie, les coups du destin, la gentillesse, la méchanceté... Tous les sentiments humains sont présents.
ATTENTION : CHEF D' OEUVRE !!!

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