Ce matin dans Microfilm on vous parle de « Surveillance », un long-métrage de Jennifer Lynch produit par David Lynch. Autant vous dire que les amateurs de thrillers glauques vont être servis !Tout commence lorsque les agents Anderson et Hallaway débarquent dans un poste de police locale pour enquêter sur une série de meurtres sordides. Sur place, trois témoins d’un carnage survenu sur une petite route de campagne. Il s’agit d’une étrange collision suivie de coups de feu qui ont coûté la vie de 6 personnes.
Parmi les témoins, Bobbi, la vingtaine. Le nez plein de coke, elle était en voiture avec son ami lorsque l’accident est survenu. Le malheureux n’a pas survécu, littéralement écrasé par une camionnette.
Jack, officier de police locale, était également présent lors du carnage. Son collègue et ami Jim a d’ailleurs perdu la vie sous les balles des auteurs de l’accident.
Reste Stéphanie, une fillette désormais orpheline qui a également assisté à la scène.
Séparés dans trois pièces différentes, ces trois témoins vont chacun raconter leur version des faits aux agents du FBI, nous embarquant au cœur de ce macabre accident.
On découvre alors que les deux officiers, Jim et Jack sont en réalité des petites crapules. Ils crèvent volontairement les pneus des rares voitures qui empruntent cette route puis s’amusent à leur faire la morale sur leur façon de conduire soi-disant trop rapide. Jouant du révolver et de violence, ils finissent toujours par laisser filer les quidams avec un simple avertissement, après avoir bien ri et traumatisé ces pauvres gens.
On suit également le voyage de la petite Stéphanie qui part en vacances avec son frère, sa maman et son beau-père. Leur pneu éclate lorsque l’un des officiers tire un coup de feu à distance. Immobilisés par cet incident, ils seront rejoints par la jeune Bobbi et son ami que leur voiture a rattrapés. Au même moment, arrivent sur place les deux officiers de police qui s’en donneront à cœur joie pour terroriser les occupants des deux voitures.
C’est quand les flics décident enfin de s’en aller que le drame à lieu. Une camionnette blanche emboutit la voiture de Bobbi, écrasant son ami ainsi que le beau-père de Stéphanie. Les officiers font demi tour, arrivent sur les lieux, découvrent que le conducteur était déjà mort, les mains scotchées au volant et que le passager n’est pas un otage mais bien un criminel. A l’arrière du véhicule, un complice, qui n’hésite pas à user de son pistolet pour descendre plusieurs personnes. Puis les deux malfaiteurs prennent la fuite, laissant derrière eux un véritable bain de sang.
Mais qui sont ces affreux personnages ? Vous le découvrirez dans les dernières minutes du film, sans que vous n’ayez soupçonné une seule seconde de qui il pouvait s’agir.
Attention âmes sensibles, ce long-métrage est cru, violent et passablement glauque. Certaines scènes sont très dures, il faut donc savoir à quoi s’attendre quand on démarre le film. Les criminels sont de vrais sadiques, des esprits tordus, pourris de l’intérieur. Une telle irrationalité nous met mal à l’aise, nous choque aussi parfois.
On regrette aussi quelques stéréotypes, notamment les flics pourris et la famille de ploucs américains qui part en vacances avec les bagages sur le toit de la voiture…
En fait, la grande force du scénario réside dans sa terrible lenteur. Tout se dévoile très doucement, les pièces du puzzle s’assemblent au ralenti. Il s’agit d’une lenteur pesante, écrasante, qui ne nous ennuie pas, au contraire. Chaque élément nouveau est plus cru et cette fameuse lenteur nous tient en haleine du début à la fin. On aurait plutôt envie que ça finisse vite car on a peur de ce que l’on va découvrir mais non, le scénario prend tout son temps pour nous dévoiler ces fameuses pièces et faire avancer l’histoire jusqu’à ce qu’on découvre ce qui s’est réellement passé.
Le jeu des acteurs est absolument convaincant, aucune fausse note à signaler de ce côté-là.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :
Quand Jennifer LYNCH filme, on sent que papa n'est pas bien loin… Effectivement, la réalisation, la photographie et le traitement général de son film font fortement penser au travail de DAVID LYNCH qui est, il faut le dire, l'un des plus grands cinéastes actuels, primé plusieurs fois avec une "PALME D'OR" au festival de Cannes.
Jennifer LYNCH nous offre avec "SURVEILLANCE" un thriller féroce d'une incontestable efficacité qui prend le spectateur aux tripes jusqu'à la fin.
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