Des ennemis publics, le monde en a connu beaucoup ! On se souvient notamment de Mesrine, l’ennemi public n° 1 des Français, parlons aujourd’hui de John Dillinger, son équivalent américain avec le film « Public Enemies »Le film commence en 1933 lorsque Dillinger sort de prison en liberté conditionnelle après avoir purgé huit ans et demi de sa peine... et deux semaines plus tard, le voilà qui dévalise sa première banque se mettant à dos toute la police de Chicago.
Alors que les autorités de la ville ne savent plus quoi faire pour coincer Dillinger et sa bande, ils font appel à Melvin Purvis, l’un des agents fédéraux les plus efficaces et les plus coriaces. Bien déterminé à mettre la main sur Dillinger, il va donc commencer sa traque.
Entretemps, notre braqueur fait la connaissance de Billie, une jeune femme tout à fait charmante dont il tombe fou amoureux. Tous deux se promettent de ne jamais se séparer et vivent leur amour sans véritablement se cacher.
Après le casse de l'American Bank and Trust Company, où Dillinger tue son premier policier, il est arrêté par Purvis. Mais c’est avec ingéniosité qu’il s'évade de prison grâce à un pistolet en bois. Accompagné de comparses, les braquages s'enchaînent. L'affaire est alors montée en épingle et une récompense est offerte pour sa capture, mort ou vif.
C’est finalement en juillet 1934, après plusieurs tentatives infructueuse que le FBI parvient à maîtriser le bandit, alors qu’il sort d’un cinéma accompagné d’une amie qui, quelques heures auparavant, l’a dénoncé sous la pression de l’agent Purvis…
Commençons par les points forts du long-métrage qui sont incontestablement sa mise en scène impeccable, la photographie, absolument magnifique, et la bande-son, tout à fait géniale. Du vieux swing des années 30, du Billie Holiday, de la musique instrumentale typique, bref, une bande originale soigneusement choisie qui nous plonge parfaitement dans l’ambiance. Les scènes d’action sont très bien menées, cohérentes et orchestrées avec maîtrise.
Le scénario, inspiré de la véritable histoire du bandit, est bien mené et rythmé. Toutefois, même si on ne s’ennuie pas une seconde, il est difficile après le film de se souvenir d’une véritable chronologie puisqu’il ne se passe pas grand-chose d’autre que des braquages, des tentatives de capture et d’autres braquages et des fusillades et encore des braquages.
Et puis c’est du déjà vu mille fois en ce qui concerne le flic acharné et le bandit culotté qui passe entre les mailles et qui tombe amoureux d’une très belle femme. C’est copie conforme des deux volets de Mesrine ou encore du film « Le dernier Gang », deux longs-métrages qu’on vous a présentés précédemment dans Microfilm.
Autre bémol en ce qui concerne le personnage de Dillinger. Autant l’interprète de Mesrine (Vincent Cassel) nous présentait un personnage hors du commun avec des traits de caractères très marqués, autant Johnny Depp, qui incarne Dillinger, nous livre une interprétation plutôt plate de son personnage. En effet, selon Johnny Depp, Dillinger n’est ni drôle, ni fou, ni mesquin, ni méchant, ni vraiment gentil… Il n’est pas grand-chose en fait et c’est dommage. Mais peut-être le véritable bandit lui-même manquait-il de charisme ?
La conclusion, c’est Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :
Le réalisateur Michael MANN (HEAT) nous présente un film bien traité, bien filmé, avec une ambiance d'époque superbement recréée.
Les acteurs sont tous fantastiques :
Christian BALE en agent du FBI qui traque DILLINGER, Marion COTILLARD l'amie de DILLINGER et que dire de la prestation de Johnny DEPP, elle est vraiment extraordinaire Il ne commet pas d'erreur dans un rôle difficile car le héros n'est pas complètement une brute épaisse mais un personnage nuancé au contraire.
La musique est superbe, les décors soignés, la caméra va droit au but sans effet de style comme toujours avec Michael MANN.
En conclusion : PUBLIC ENNEMIES est un excellent film d'action avec beaucoup de rebondissements et du suspense.
A savoir également : JOHN DILLINGER a tellement marqué le FBI que la silhouette sur laquelle ses agents s'exercent au tir est encore la sienne de nos jours.
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