mardi 2 mars 2010

Mary & Max

Ce matin au sommaire de Microfilm on vous propose un film d’animation, entièrement réalisé en pâte à modeler.

Mais attention, « Mary & Max » n’en est pas pour autant un film pour enfants, loin de là !

C’est l’histoire de deux personnages abîmés par la vie. En Australie, la petite Mary, 8 ans, n’a pas une existence très agréable. Sa maman est alcoolique et ne s’occupe pas d’elle, ses camarades se moquent et son père vit dans une remise avec des animaux empaillés. Alors qu’elle attend sa mère dans un office de poste, elle consulte les annuaires téléphoniques et tombe sur celui de New York… Elle se demande ce que peuvent bien faire les gens là-bas, comment ils sont, ce qu’ils mangent. Elle arrache alors un morceau de l’annuaire et décide d’écrire à un certain Max Horowitz.

De son côté, Max est un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d’Asperger (une forme d’autisme) qui vit donc à New York. Chaque semaine il se rend à une réunion des hyperphages anonymes pour essayer d’arrêter de manger toute la journée. Mais les hot-dogs au chocolat ont toujours raison de sa bonne volonté et ces fameuses réunions ne l’aident pas beaucoup.

Le seul point commun entre Mary et Max, c’est que ni l’un, ni l’autre n’a d’ami. Mais à travers leurs correspondances, tous deux vont se lier d’une drôle d’amitié. Une amitié fragile avec des hauts très hauts et de bas très bas.

Leurs échanges vont durer plus de 20 ans et tous deux traverseront des moments bien difficiles qu’ils partageront sur le papier... Jusqu’au jour où Mary décide de rendre visite à Max, en chair et en os.



Encore une fois, il est important de rappeler qu’il a beau été réalisé en pâte à modeler, ce long-métrage ne s’adresse pas aux enfants. En effet, la complexité des sentiments des deux protagonistes et leur existence peu enviable fait de ce film une œuvre grave et triste parfois, même si elle est teintée d’humour noir mais aussi d’espoir.

Dès les premiers instants on tombe sous le charme de l’image peu colorée et des personnages, si attachants. La musique, parfois mélancolique, parfois joyeuse colle magnifiquement bien à l’image. Le tout, par une belle alchimie, nous procure beaucoup d’émotion. Joie, pitié, tristesse, espoir… Impossible de rester insensible à cette magnifique fable subtile et poétique !

A relever également la prouesse technique en ce qui concerne l’animation des personnages de pâte à modeler. Leurs visages sont terriblement expressifs et les décors magnifiques.
Pour réaliser le tout, ce sont 212 marionnettes qui ont été crées de différentes factures : pâte à modeler, polymère, plastique, métal, sachant que les personnages principaux en ont une douzaine chacun. 133 décors différents ont également été fabriqués, répartis en deux mondes distincts : la banlieue de Melbourne et la ville de New-York. Chacun des lieux possède sa gamme chromatique : marron pour l'Australie et gris pour la Grosse Pomme.

Et finalement, on peut encore préciser que le personnage de Max a été inspiré d’un « vrai » Max, correspondant du réalisateur Adam Elliot depuis plus de 20 ans.

En définitive, « Mary & Max » est un film magnifique, à voir absolument !

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

Ce film d'animation australien en pâte à modeler éblouit le spectateur par la beauté et son émouvante histoire d'amitié entre deux âmes cabossées et seules. Les principaux thèmes abordés à travers la relation de MARY et MAX sont la solitude, l'amitié et la famille. La place des personnes âgées dans notre société "mécanique" est une thématique récurrente traitée avec une certaine subtilité.
Ambitieuse et très poétique, cette œuvre attachante touchera plus d'un spectateur dans son être le plus profond.
En conclusion : MARY et MAX est un film d'une très grande maturité abordant en profondeur des thèmes essentiels, le tout parfumé d'une bonne dose de mélancolie mais délivrant au final, un véritable message d'espoir !!!!! Ce film est nominé aux OSCARS 2010 dans la catégorie meilleur film d'animation.
Attention chef-d’œuvre.

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