C’est pour un voyage au cœur de l’Histoire que l’on vous emmène ce matin, à la découverte de terres sauvages et d’un peuple bien méconnu : Les Mongols.Mongol, c’est d’ailleurs le titre du film d’aujourd’hui, c’est aussi l’histoire du plus grand conquérant de l’histoire de l’humanité, connu sous le nom de Gengis Khan. Le long-métrage que l’on vous propose de découvrir ne raconte pas l’histoire de ses conquêtes mais nous explique comment il est arrivé à un tel rang, après avoir enduré de nombreuses souffrances et cela, depuis sa plus tendre enfance.
Nous sommes au XIIIe siècle, le petit Temudjin a 9 ans. Son père l’emmène dans le clan des Merkit pour y choisir sa future épouse, qu’il devra marier 5 ans plus tard. Faisant escale à mi-chemin dans un clan ami, Temudjin y choisit, contre le gré de son père, sa future épouse, déclenchant ainsi la colère du clan Merkit. Sur le chemin du retour, le père de l’enfant est empoisonné et c’est un autre homme qui décide de prendre le pouvoir du clan de Temudjin. Ce dernier s’oppose fermement aux pratiques du chef autoproclamé qui décide alors de le tuer dès qu’il aura atteint une taille assez grande pour ne plus être considéré comme un enfant. A plusieurs reprises, Temudjin, d’abord enfant, adolescent puis enfin adulte, devra s’enfuir pour échapper à la mort. Les Merkit sont à ses trousses tout comme le nouveau chef de son propre clan. Plusieurs fois capturé, il réussira à s’enfuir pour enfin retrouver son épouse qui est devenue une sublime jeune femme.
Sur son chemin de fugitif, il fera également la rencontre d’un homme qu’il considèrera comme son frère et qui lui offrira refuge. Lorsque l’épouse de Temudjin est capturée par les Merkit, Temudjin et son « frère » uniront leurs hommes et leurs forces pour arracher la jeune femme aux mains de ses ravisseurs.
Malheureusement, après cette attaque, un incident jettera un froid entre les deux hommes. Ainsi, Temudjin se retrouve avec un ennemi de plus à qui il devra faire face avant de pouvoir poursuivre son but ultime : unir tous les clans mongols et conquérir de nouvelles terres, ce qui fera de lui, par la suite, le grand Gengis Khan.
Le personnage principal, vous l’aurez compris, c’est Temudjin, un homme profondément bon, aux rêves utopiques. Fugitif dès l’enfance, il ne connaît de la culture mongole que ce que son père lui a enseigné mais il a compris les valeurs et principes de cette culture. Il en respecte les règles dans les moindres détails et se montre d’une loyauté sans faille. Eperdument amoureux de son épouse, il est prêt à tout pour la retrouver et ce, plus d’une fois. Malgré toutes les souffrances auxquelles il devra faire face tout au long de sa vie, il se montre résistant, fier et fort. Même lorsqu’il est enfant, jamais il ne baisse les bras et parvient toujours à se montrer plus malin que ses adversaires.
Djamuqa, c’est le jeune garçon avec qui il se liera d’amitié en étant enfant. C’est lui qu’il appellera « son frère » après avoir mêlé leurs sangs. Bien qu’il semble être quelqu’un de bien et que Temudjin lui fasse entièrement confiance, on remarque que quelque chose en cet homme qui n’est pas sincère. Trop fier et sûr de lui, il finira par ne plus supporter Temudjin, jusqu’à vouloir sa mort.
Reste son épouse, Börte, l’épouse de Temudjin. Ravissante jeune femme, douce et calme, elle sait néanmoins faire preuve de beaucoup de courage et n’hésite pas à se servir de son couteau si nécessaire.
La première chose qui frappe, c’est l’image. Chaque plan, chaque séquence, peut être considéré comme une photographie à part entière. Les visages ont des expressions magnifiques, les couleurs sont sublimes, les paysages si inhabituels et rudes. On a vraiment l’impression de parcourir une exposition photographique de haute qualité, c’est un véritable régal pour les yeux, du début, à la fin.
Le scénario peut s’avérer un peu longuet puisque le film dure plus de 2h. On a parfois l’impression que l’histoire se répète puisque Temudjin passe beaucoup de temps à se faire attraper, à s’enfuir, à se faire attraper et à s’enfuir à nouveau. Les dialogues ne sont pas des plus originaux et les voix françaises laissent parfois à désirer au niveau de l’interprétation.
Par contre, en ce qui concerne le jeu des acteurs, il est irréprochable, voire même époustouflant. Les acteurs asiatiques choisis pour ces rôles ont des visages extraordinaires, des expressions splendides et des allures magnifiques.
Il est également intéressant de découvrir ce peuple dont on ne parle que très peu et dont on ne connaît pas grand-chose, nous occidentaux.
Attention toutefois aux âmes sensibles qui ne seront pas épargnées durant les scènes de bagarres où le sang gicle sans retenue. Certes, on ne voit pas les chairs découpées mais on les imagine sans difficulté avec toute cette hémoglobine qui jaillit des corps tranchés.
La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :
Il faut le souligner, "MONGOL" est un film européen produit par Milos FORMAN, réalisateur du fabuleux "Vol au dessus d'un nid de coucou" pour un coût de 40 millions de dollars.
Pourquoi Milos Forman a-t-il pris un tel risque ? Tout simplement parce qu'il est d'origine slovaque et cela en valait la chandelle puisque MONGOL a été nominé aux OSCARS 2008 comme meilleur film étranger !!
La réalisation de Sergei BODROV (cinéaste russe) est de toute beauté : les vastes paysages Mongols nous laissent sans voix et la qualité de la photo est exceptionnelle. Les acteurs sont tous plus admirables les uns que les autres et les costumes sont surprenants de réalisme.
En conclusion "MONGOL" est une saga romanesque remarquablement mise en scène avec des chevauchées s'apparentant au western, des combats de cavalerie virtuoses et sanglants et des séquences de batailles à vous couper le souffle.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire