mardi 20 mai 2008

Je suis une légende

Imaginez-vous au beau milieu de New York, nous sommes en 2012. Vous êtes seul. Seul depuis trois ans ; depuis que Manhattan a été évacué à cause d’un étrange virus extrêmement contagieux.

A la base, ce virus devait permettre de combattre le cancer. Mais le processus est devenu incontrôlable et l’infection a commencé à se propager dans toute la ville.

Naturellement immunisé contre la maladie, Robert Neville a décidé de rester sur place et de trouver une solution, un vaccin. Eminent scientifique de renommée mondiale, le voilà livré à lui-même depuis trois ans dans une ville déserte avec son chien pour seule compagnie. La journée, il sort, trouve à manger dans les maisons abandonnées… Il fait des recherches, teste ses vaccins sur des rats, malheureusement sans grand succès.

Et la nuit… la nuit il se barricade dans son appartement, attendant impatiemment que le jour se lève et espérant revoir la lumière du soleil encore une fois… Espérant être encore en vie à l’aube.

Non, le virus ne tue pas les gens… Il les transforme en mutants. Et ces mutants ont faim. Ils observent Robert Neville, le surveillent et attendent patiemment qu’il commette une erreur, qu’il se fasse surprendre par la nuit.

Un jour, le professeur Neville tente, sans grand espoir, de changer pour la xème fois le composé du vaccin qu’il essaie de mettre au point. Et là, surprise : le test effectué sur un rat infecté semble concluant. Il va donc falloir essayer le produit sur un être humain… Neville part immédiatement en ville, il improvise un piège à mutant et lance une fiole de son sang pour appâter un des êtres contaminés. Le piège fonctionne, la proie est capturée et voilà Neville de retour à son laboratoire pour tester le vaccin. Dès les premières secondes, il semblerait que le vaccin ait un effet positif sur le sujet mais cela ne dure que quelques secondes… Il laisse le mutant dans son laboratoire, fortement attaché et sous sédatif.

Le lendemain, lors d’une de ses ballades en ville, quelque chose l’interpelle. Quelqu’un a posé un mannequin devant l’entrée d’un bâtiment. Il s’approche et voilà que le mécanisme se met en marche. Exactement le même qu’il a utilisé pour capturer le mutant. Le voilà pris au piège à son tour. Il ne lui reste que quelques minutes avant la tombée de la nuit. Heureusement, il parvient à se libérer et à se mettre à l’abri mais son chien se fait mordre et peu à peu la transformation commence… Neville n’a pas le choix, il doit tuer son unique compagnon s’il veut rester en vie.

Désespéré après cet événement, il se lance, en pleine nuit, dans la gueule du loup, essayant de tuer un maximum d’infectés. Mais ils sont trop, ils sont futés et c’est à la dernière minute que Neville est tiré d’affaire alors qu’on n’y croit plus. Une jeune femme est arrivée à Manhattan avec son fils, ils sont en route vers une prétendue colonie de survivants.

Neville n’y croit pas, mais la jeune femme semble si sûre d’elle… En tout cas, ce qui est bel et bien réel, c’est que le compte à rebours a commencé et que leur survie ne tient qu’à un fil…


La première chose que j’ai envie de dire et qui, pourtant, ne sera pas très constructive, c’est que le film est trop court ! Malgré sa durée standard d’une heure et quarante minutes, on se fait surprendre par la fin, qui arrive lorsqu’on a l’impression d’être au milieu du film, comme s’il restait encore bien des choses à vivre avant de conclure. Le fait que le temps nous semble passer si vite est déjà un bon point : on ne s’ennuie pas. Par contre, on l’impression que le scénario n’est pas exploité à fond, on en veut encore, on en redemande et on ne veut surtout pas que ça s’arrête si vite !

Autre point surprenant du film, c’est le peu d’acteurs que l’on y trouve. Durant toute la première partie, Will Smith, qui interprète le professeur Neville est seul avec son chien. Pourtant, les quelques dialogues entre lui, son chien ou encore des personnages imaginaires sont touchants, percutants et ajoutent même parfois une touche d’humour à cette triste situation. Will Smith est remarquable, parfaitement crédible. Il s’est adapté à la situation, semble sûr de lui mais le soir, quand la nuit tombe, l’acteur nous transmet parfaitement l’angoisse de son personnage et l’incertitude permanente quant à sa survie.

Au niveau des décors, c’est carrément grandiose ! Le réalisateur a pensé à tout. Que deviendrait une ville comme New York si elle avait été évacuée d’urgence ? Les voitures auraient été abandonnées sur place, la végétation commencerait à pousser entre les pavés, des animaux sauvages seraient parfois de passage, le silence règnerait en maître des lieux. Tout cela est parfaitement reproduit à tel point qu’on s’y croit et qu’on est presque surpris d’entendre passer une voiture dehors alors qu’on est complètement pris par l’histoire du film.

Les mutants, quant à eux, sont entièrement réalisés en trois dimensions et plutôt effrayants avec leur grande bouche pleine de dents. A noter aussi qu’ils ne sont franchement pas commodes et que la violence qu’ils engendrent pourrait heurter les plus sensibles.

Autre point fort non négligeable c’est la qualité de la musique, composée par James Newton Howard qui a signé les musiques de bon nombre de films dont « Le 6ème sens », « Le Fugitif », « Le Village » ou encore « Peter Pan ». Les notes égrenées tout au long de l’histoire sauront vous attendrir, vous filer un coup de blues ou encore faire monter votre adrénaline et accélérer vos pulsations. Un grand bravo donc pour la composition musicale sans laquelle le film aurait bien moins d’impact.

La conclusion, c’est votre spécialiste, Fun Vidéo à Courrendlin qui vous la donne :

JE SUIS UNE LEGENDE est un film surprenant. D'après le best seller de Richard Matheson, l'adaptation du roman n'est pas forcément originale, même peut-être usée, mais qui, par une réalisation astucieuse, des effets spéciaux saisissants et un WILL SMITH formidable, se trouve être changé en une perle d'ingéniosité.
Ce que nous transmet WILL SMITH tout au long du film est tout simplement hallucinant.
En conclusion, vous passerez un merveilleux moment de frissons, d'émotions et de sursaut de stupeur.

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