Quand nos amis français décident de réaliser un film policier aux allures de thriller américain, ils n’ont guère le choix : il faut sortir Daniel Auteuil du « Placard », arracher Michel Blanc à son linge de plage, transformer Jacques Dutronc en « Gentleman cambrioleur », interrompre Cantona en pleine partie de foot et enfin rafraîchir le tout avec un zeste de Monica Belluci pour donner naissance au film d’aujourd’hui : Le deuxième souffle, distribué par Warner Home Video.
Gu, interprété par Daniel Auteuil, s'est échappé de prison. Connu des petits truands pour sa fiabilité et son courage, il retrouve à Paris deux amis, "Manouche", interprétée par Monica Belluci et Alban (Eric Cantona). Un soir, ces derniers sont agressés par deux escrocs envoyés par un certain Joe Ricci, malfrat vénal et amoral. Heureusement, Gu surgit au bon moment et les sauve.
Manouche et Alban planquent d'abord Gu à proximité de Paris, puis l'aident à se cacher à Marseille, en attendant sa fuite prévue pour l'Italie.
Mais Gu souhaite disposer de ses propres finances pour l'opération, par volonté d'indépendance. Un ami de longue date le met sur un coup aux côtés de Paul Ricci, frère du méchant Joe Ricci et ami de Gu. Il s’agit d’un hold up faramineux sur un fourgon de transport de fonds. Le délit nécessite d'assassiner les deux motards qui l'escortent.
Gu accepte par nécessité et tue l'un des deux motards. Entre temps, le commissaire Blot, interprété avec bio par Michel Blanc, traque notre ami Gu. Il parvient à le piéger et à l'enregistrer avouant involontairement la complicité de son ami Paul Ricci dans le hold up avant de l'arrêter. Souhaitant s'approprier le butin de son frère, Joe Ricci va alors débarquer à Marseille pour "venger" son frère Paul incarcéré, en manipulant les deux autres complices du hold- up. Ces deux compères craignent que Gu ne soit une "balance" et qu'il les donne à leur tour à la police.
Fidèle à sa "morale" de truand, Gu va alors s'évader pour rétablir la vérité coûte que coûte et parvenir à blanchir Paul qui n’est coupable d'aucun des deux meurtres commis durant le hold up.
Au niveau des personnages, ils sont très nombreux et il n’est pas toujours évident de s’y retrouver… Ils sont tous des malfrats sans morale ni scrupules, Gu y compris, mais étrangement on choisit notre camp et on se rallie à la cause de Gu, bien qu’elle ne soit pas meilleure sur le fond que celle du camp adverse.
Manouche, sublime femme à faux cils est merveilleusement interprétée par Monica Belluci. C’est un personnage peu bavard et plutôt déprimant (elle a souvent la larme à l’œil) mais elle est néanmoins subtile et l’expression de son regard et de son visage est plus explicite que n’importe quelle réplique.
Michel Blanc est surprenant dans son rôle de commissaire de police. Il est futé, rusé mais surtout très posé et efficace. Malgré tout le talent de l’acteur, il est quand même parfois difficile de nous sortir de la tête le personnage des Bronzés que l’on s’attend à voir ressurgir au détour d’une réplique. Fort heureusement, pas une once de Jean-Claude Dusse ne transparaît sous l’imper du commissaire !
Le défi n’était pas évident à relever pour nos voisins francophones. Scènes de meurtres nécessitant des effets spéciaux, beaucoup d’acteurs et de lieux différents et surtout un retour dans les années 60 qu’il fallait reproduire.
Ce dernier point est parfaitement maîtrisé, comme en atteste une nomination aux César 2008 pour les récompenses de meilleurs décors, meilleurs costumes et meilleure photographie. Seul point négatif, l’effet vieillot de l’image est, à mon goût, trop poussé. Les couleurs teintées de rouge, de vert et de jaune sont parfois criardes et Il n’y a jamais de vrai blanc dans l’image, tout est jauni pour donner l’impression d’un vieux film. Effet surprenant au début, il devient vite lassant, voire écoeurant. Par contre, au niveau des costumes et des décors, rien à redire ! Les voitures, trains et bus sont tous d’époque, ainsi que la mode vestimentaire et les coiffures.
A noter que les scènes de fusillade sont TOUTES passées au ralenti et filmées en gros plan de manière à ce qu’on prenne bien le temps de voir le sang jaillir des plaies, ce qui n’apporte rien au film en soi, mis à part un style américain de mauvais goût.
Mais le véritable point faible de ce long-métrage reste sa durée (plus de 2h30), qui aurait pu être raccourcie si le rythme avait été plus soutenu. Encore une fois, je pense que les américains maîtrisent nettement mieux l’art du suspense mais il faut dire aussi que les Français s’y sont mis bien plus récemment. A vrai dire, certaines scènes semblent creuses, sans grand intérêt. Ainsi, on peut aisément détourner son attention du petit écran durant 5-10min sans pour autant perdre le fil.
En ce qui concerne les acteurs, leur talent est indéniable mais leur filmographie est, pour certains, tellement longue qu’on en devient presque lassé… Les acteurs vieillissent, ne sont plus très beaux à regarder et sont difficilement assimilables à des héros… Pourquoi ne pas confier les rôles des nouveaux films à de jeunes acteurs prometteurs tout aussi talentueux ?
Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin vous donne aussi son avis que voici :
LE DEUXIEME SOUFFLE est un film de gangsters saisissant.
Magnifiquement filmé par ALAIN CORNEAU, sublimé par une lumière, des tons et des couleurs éblouissantes.
Le scénario est parfait, passionnant et haletant.
Chaque acteur est à son plus haut niveau dans son rôle: Daniel Auteuil excellent, Monica Bellucci sublime, Jacques Dutronc élégant et Michel Blanc génial en flic désabusé.
En conclusion ce polar très noir, très sombre et résolument moderne est une véritable réussite avec des scènes d'action qui n'ont rien à envier au PARRAIN de COPPOLA
Gu, interprété par Daniel Auteuil, s'est échappé de prison. Connu des petits truands pour sa fiabilité et son courage, il retrouve à Paris deux amis, "Manouche", interprétée par Monica Belluci et Alban (Eric Cantona). Un soir, ces derniers sont agressés par deux escrocs envoyés par un certain Joe Ricci, malfrat vénal et amoral. Heureusement, Gu surgit au bon moment et les sauve.
Manouche et Alban planquent d'abord Gu à proximité de Paris, puis l'aident à se cacher à Marseille, en attendant sa fuite prévue pour l'Italie.
Mais Gu souhaite disposer de ses propres finances pour l'opération, par volonté d'indépendance. Un ami de longue date le met sur un coup aux côtés de Paul Ricci, frère du méchant Joe Ricci et ami de Gu. Il s’agit d’un hold up faramineux sur un fourgon de transport de fonds. Le délit nécessite d'assassiner les deux motards qui l'escortent.
Gu accepte par nécessité et tue l'un des deux motards. Entre temps, le commissaire Blot, interprété avec bio par Michel Blanc, traque notre ami Gu. Il parvient à le piéger et à l'enregistrer avouant involontairement la complicité de son ami Paul Ricci dans le hold up avant de l'arrêter. Souhaitant s'approprier le butin de son frère, Joe Ricci va alors débarquer à Marseille pour "venger" son frère Paul incarcéré, en manipulant les deux autres complices du hold- up. Ces deux compères craignent que Gu ne soit une "balance" et qu'il les donne à leur tour à la police.
Fidèle à sa "morale" de truand, Gu va alors s'évader pour rétablir la vérité coûte que coûte et parvenir à blanchir Paul qui n’est coupable d'aucun des deux meurtres commis durant le hold up.
Au niveau des personnages, ils sont très nombreux et il n’est pas toujours évident de s’y retrouver… Ils sont tous des malfrats sans morale ni scrupules, Gu y compris, mais étrangement on choisit notre camp et on se rallie à la cause de Gu, bien qu’elle ne soit pas meilleure sur le fond que celle du camp adverse.
Manouche, sublime femme à faux cils est merveilleusement interprétée par Monica Belluci. C’est un personnage peu bavard et plutôt déprimant (elle a souvent la larme à l’œil) mais elle est néanmoins subtile et l’expression de son regard et de son visage est plus explicite que n’importe quelle réplique.
Michel Blanc est surprenant dans son rôle de commissaire de police. Il est futé, rusé mais surtout très posé et efficace. Malgré tout le talent de l’acteur, il est quand même parfois difficile de nous sortir de la tête le personnage des Bronzés que l’on s’attend à voir ressurgir au détour d’une réplique. Fort heureusement, pas une once de Jean-Claude Dusse ne transparaît sous l’imper du commissaire !
Le défi n’était pas évident à relever pour nos voisins francophones. Scènes de meurtres nécessitant des effets spéciaux, beaucoup d’acteurs et de lieux différents et surtout un retour dans les années 60 qu’il fallait reproduire.
Ce dernier point est parfaitement maîtrisé, comme en atteste une nomination aux César 2008 pour les récompenses de meilleurs décors, meilleurs costumes et meilleure photographie. Seul point négatif, l’effet vieillot de l’image est, à mon goût, trop poussé. Les couleurs teintées de rouge, de vert et de jaune sont parfois criardes et Il n’y a jamais de vrai blanc dans l’image, tout est jauni pour donner l’impression d’un vieux film. Effet surprenant au début, il devient vite lassant, voire écoeurant. Par contre, au niveau des costumes et des décors, rien à redire ! Les voitures, trains et bus sont tous d’époque, ainsi que la mode vestimentaire et les coiffures.
A noter que les scènes de fusillade sont TOUTES passées au ralenti et filmées en gros plan de manière à ce qu’on prenne bien le temps de voir le sang jaillir des plaies, ce qui n’apporte rien au film en soi, mis à part un style américain de mauvais goût.
Mais le véritable point faible de ce long-métrage reste sa durée (plus de 2h30), qui aurait pu être raccourcie si le rythme avait été plus soutenu. Encore une fois, je pense que les américains maîtrisent nettement mieux l’art du suspense mais il faut dire aussi que les Français s’y sont mis bien plus récemment. A vrai dire, certaines scènes semblent creuses, sans grand intérêt. Ainsi, on peut aisément détourner son attention du petit écran durant 5-10min sans pour autant perdre le fil.
En ce qui concerne les acteurs, leur talent est indéniable mais leur filmographie est, pour certains, tellement longue qu’on en devient presque lassé… Les acteurs vieillissent, ne sont plus très beaux à regarder et sont difficilement assimilables à des héros… Pourquoi ne pas confier les rôles des nouveaux films à de jeunes acteurs prometteurs tout aussi talentueux ?
Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin vous donne aussi son avis que voici :
LE DEUXIEME SOUFFLE est un film de gangsters saisissant.
Magnifiquement filmé par ALAIN CORNEAU, sublimé par une lumière, des tons et des couleurs éblouissantes.
Le scénario est parfait, passionnant et haletant.
Chaque acteur est à son plus haut niveau dans son rôle: Daniel Auteuil excellent, Monica Bellucci sublime, Jacques Dutronc élégant et Michel Blanc génial en flic désabusé.
En conclusion ce polar très noir, très sombre et résolument moderne est une véritable réussite avec des scènes d'action qui n'ont rien à envier au PARRAIN de COPPOLA

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