mardi 15 juillet 2008

Seraphim Falls

Le film du jour est un peu particulier et n’est pas vraiment facile à chroniquer. En effet, Seraphim Falls, avec Pierce Brosnan et Liam Neeson n’est pas une histoire que l’on peut raconter sans gâcher le plaisir du futur spectateur.

Je vais donc vous expliquer au mieux de quoi il s’agit sans vous dévoiler le fond de l’histoire, que l’on ne découvre qu’assez à la fin du film.

Nous sommes donc en 1868, quelques années après la fin de la guerre de Sécession. Gideon, dont on ne connaît pas encore l’identité, est seul dans la montagne enneigée, avec pour unique compagnon son cheval.

Après quelques minutes de film seulement, il se fait tirer dessus et tente de s’enfuir dans la neige, malgré sa blessure à l’épaule.

Pour échapper aux cinq hommes armés qui le traquent, il va devoir faire preuve de ruse et braver la souffrance de sa blessure, braver la soif, la faim, l’épuisement, pendant des jours et des jours, traversant montagnes enneigées et plaines désertiques, pour tenter de rester en vie.

Au début du film on ne sait pas du tout à qui on a affaire, on ne comprend pas pourquoi le colonel Carver, chef de l’équipe qui le traque, veut sa peau. On ne sait pas ce qui lie les deux hommes et on ne connaît pas leur histoire. Petit à petit, le film lève le voile sur ces mystères et on comprend enfin les raisons de cette chasse à l’homme impitoyable.

Les personnages principaux sont deux, il y a Gideon le traqué, interprété par Pierce Brosnan, carrément méconnaissable. Vous prenez James Bond et vous imaginez son parfait contraire : grosse barbe, vêtements sales, esprit tordu quand il s’agit de tendre des pièges à ses adversaires… Bref, pas du tout le gentleman que l’on connaît ! L’acteur maîtrise toutefois ce personnage un peu crado sans faux pas. Pour une fois il n’est pas beau, ni sexy et franchement, ça lui va plutôt bien ! Le talent y est, ça c’est certain, et son interprétation est si réaliste qu’on a mal avec lui, froid avec lui et lorsqu’il traverse le désert, assoiffé, on a fortement tendance à s’accrocher à notre verre d’eau pour éviter de mourir de soif, comme lui.

Le colonel yankee Carver est interprété par Liam Neeson, qu’on a vu notamment dans Gangs of New York, Star Wars ou encore dans La Liste de Schindler. Extrêmement talentueux lui aussi, il est un personnage calme, froid, sûr de lui mais surtout sans pitié. Il engage une équipe pour capturer Gideon, il le veut vivant pour pouvoir lui-même lui asséner le coup de grâce.

Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus, ce serait dommage de vous gâcher le plaisir !

Je vous laisse regarder la bande-annonce (malheureusement en anglais...!).



Ce long-métrage est davantage un film que l’on apprécie visuellement puisque le cadre dans lequel il a été tourné est tout simplement magnifique.

On commence dans la montagne, où la haute neige immaculée freine nos pas, puis on descend en plaine, la température se réchauffe, laissant petit à petit la place à la chaleur torride et les décors désertiques.

Magnifiquement bien filmé, ce long-métrage est un régal pour les yeux quand on apprécie les grands paysages.

On peut également relever que la musique est tout simplement parfaite. Efficace, discrète et présente quand il le faut, elle apporte un réel plus au film.

Le talent des acteurs n’est plus à prouver, on peut même qualifier leur interprétation de magistrale dans ce long-métrage qui n’a pas dû être de tout repos à tourner.

Le scénario est très simple à comprendre, l’histoire pourrait être résumée en quelques mots. En fait, l’accent a vraiment été mis sur la mise en scène, sur les paysages époustouflants, sur les émotions des personnages qui vous feront partager douleur, soif, chaleur et souffrance. Les dialogues sont peu nombreux, épurés, simples mais suffisants puisque le film se regarde plus qu’il ne s’écoute.

Le DVD contient quelques bonus, notamment le Making Of du film pour découvrir tous les secrets de tournage et de la réalisation. C’est toujours intéressant et ça permet aussi de prolonger le plaisir après le film.

La conclusion, c’est Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous la donne :


SERAPHIM FALLS a été produit par MEL GIBSON.
Connaissant sa méticulosité en tant que réalisateur et producteur, ce long métrage ne pouvait être qu'un très bon film.
Tourné en extérieur dans les décors majestueux du NOUVEAU MEXIQUE, l'aventure débute à 4000m dans les montagnes enneigées pour se terminer dans le désert. Un véritable régal pour les yeux.
Mi film d'aventure, mi western "SERAPHIM FALLS" est une chasse à l'homme à travers tout le NOUVEAU MEXIQUE.
Devant la caméra, un face à face intense entre deux acteurs magnifiques : LIAM NEESON, puissant, et surtout un PIERCE BROSNAN impressionnant qui fait totalement oublier son rôle de James BOND et démontre ici qu'il est un tout grand acteur.
En conclusion "SERAPHIM FALLS" est un excellent film d'action, bien monté, sans temps mort ni longueur et mené tambour battant.

mardi 8 juillet 2008

Ce soir je dors chez toi

On connaît bien la crainte de ces Messieurs lorsqu’il s’agit de s’engager au niveau du couple. Ah non, ne niez pas, c’est vrai ! Vous, les hommes, vous paniquez dès qu’il s’agit de faire un pas en avant quand vous savez que vous ne pourrez plus reculer. Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls !

Dans le film qu’on vous présente aujourd’hui, qui s’appelle « Ce soir je dors chez toi », notre héros du jour, Alex, est un peu dans le même cas. Il est très amoureux de Laetitia depuis une année et tout va pour le mieux entre eux. Jusqu’au jour où sa jolie compagne lui annonce qu’elle souhaite venir vivre avec lui. Persuadé que la vie à deux est un véritable tue-l’amour, il est certain, au fond de lui, de ne pas vouloir vivre avec Laetitia. Mais bien évidemment, il n’ose pas le lui avouer et va donc devoir jouer de stratagèmes pour conserver son indépendance.

Pour commencer, il va faire croire à Laetitia que son ami Jacques est en pleine dépression et qu’il a besoin de venir vivre chez lui quelque temps. Innocemment, il dit à Laetitia que ça risque d’être très pénible car Jacques pleure souvent et sans raison et, jouant aux faux gentils, il propose à Laetitia de repousser l’échéance de son emménagement pour lui épargner la compagnie du dépressif.

Seulement voilà, Jacques joue très mal la comédie et Laetitia n’est pas dupe. Elle va donc jouer les fausses bonnes âmes et finit par prendre Alex à son propre jeu en proposant d’aller passer un mois en Normandie tous ensemble, question de remettre Jacques d’aplomb.

Et tout ça n’est qu’un début ou qu’une des bataille que se livrent sans merci Alex et Laetitia tout au long du film. En effet, la situation va s’envenimer petit à petit, pour notre plus grand plaisir de spectateur, jusqu’au moment fatidique où la question de concevoir un enfant sera mise sur le tapis ! Je vous laisse imaginer la suite et je peux déjà vous promettre que ce n’est pas triste !

Les personnages principaux sont au nombre de trois : Alex, interprété par Jean-Paul Rouve, Jacques, son meilleur ami et éditeur, interprété par Kad Merad et enfin la rayonnante Laetitia, interprétée par la non moins rayonnante Mélanie Doutey.

Tous trois sont uniques et attachants, à leur manière. Personne ne saura résister au charme de Mélanie Doutey qui illumine tout votre salon d’un simple sourire. Alex, lui, c’est un type sympa, un peu maladroit dans sa façon d’agir mais il a bon fond. Pourtant, on sent qu’il y a quelque chose de bloqué en lui, quelque chose dont il va devoir se débarrasser s’il veut garder Laetitia qui semble lui échapper petit à petit. Et enfin Jacques, c’est un personnage assez particulier, il est en quelques sortes la bonne conscience d’Alex mais sans en faire trop tout de même. Sa manière de s’habiller est plus que douteuse et aucun coiffeur n’accepterait de vous faire la même coupe que lui mais ça lui donne un style qui colle parfaitement avec son personnage.


Le gros point fort de ce long-métrage c’est qu’il réunit tout ce qu’on attend d’un film français. Pas d’action ni de suspense, domaines que les américains maîtrisent nettement mieux, mais de la tendresse, de l’humour surtout et un scénario comique bien construit qui tient la route. On ne décroche à aucun moment et le temps passe vite. La comédie est vraiment le créneau cinématographique le mieux exploité par nos voisins français qui prouvent encore une fois leur talent en la matière. On ne tombe jamais dans la vulgarité et contrairement à certains films comiques américains. Les français savent encore faire preuve de retenue et de finesse, sans jamais tomber dans le mauvais goût.

On apprécie vraiment de voir de jeunes comédiens qui n’ont pas une centaine de films à leur actif et autant de rides autour des yeux. C’est frais, c’est neuf et ça change un peu des acteurs qu’on a vus et revus dans tous les films comiques français comme, par exemple, Daniel Auteuil ou Depardieu pour lesquels il va bien falloir un jour trouver une relève. Et apparemment, c’est plutôt bien parti car nos trois héros sont talentueux et efficaces, parfaitement cohérents dans leurs rôles et surtout, ils savent aussi nous faire rire !

A noter aussi que la musique a été bien choisie. Moderne et efficace, elle colle bien avec l’ambiance générale du film, sachant nous émouvoir et nous faire sourire quand il le faut.

On peut également relever que la réalisation est soignée et supérieure à bien d’autres films français qui ont parfois l’air un peu brouillon. Les dialogues sont bien construits, la réplique efficace, la lumière bien gérée ce qui accorde à ce long-métrage une qualité irréprochable.

Et voici la conclusion de Fun Vidéo à Courrendlin, votre spécialiste :

Les acteurs Kad MERAD, Mélanie DOUTEY et Jean-Pierre ROUVE imprègnent de bonne humeur et d'un charme tonique cette comédie à l'humour gentiment féroce. Est-ce bien neuf ? Peut-être pas sur tous les points, mais en tout cas, les clichés sont habilement évités, les personnages gratinés, les situations d'une certaine finesse mais d'un humour très avéré.... et au final on succombe à son charme évident.
On regarde CE SOIR JE DORS CHEZ TOI avec délectation.
En conclusion une bonne comédie qui nous charme.

mardi 1 juillet 2008

Michael Clayton

Avocat dans un prestigieux cabinet de New York, Michael Clayton a pour habitude d’arranger les affaires douteuses de ses clients et de réparer les pots cassés.

Arthur, son collègue et ami est sur une affaire depuis longtemps. Il s’agit du dossier « U North », une firme qui commercialise un engrais agronomique. Des centaines de plaignants dénoncent la compagnie et tentent de la mener devant les tribunaux. C’est donc Arthur qui assure la défense de la firme. Mais voilà qu’il découvre que l’engrais en question est effectivement extrêmement cancérigène. Il décide de retourner sa veste et de faire éclater la vérité au grand public. Mais l’entreprise est grande et puissante et dispose de moyens dont on préfèrerait qu’elle ne fassent pas usage. Devenant gênant pour le cabinet d’avocat qui l’embauche, Arthur se voit retirer le dossier, après s’être déshabillé en public pour être entendu. Le fait d’avoir retourné sa veste contre son propre client met en ébullition ses supérieurs, ce qu’on peut aisément comprendre.

Le dossier est ensuite confié aux mains de Michael Clayton. Intrigué par les discours de son collègue, il joue les fouines jusqu’à dénicher un rapport confidentiel qui confirme bel et bien que les produits commercialisés par U North sont mortels pour l’être humain. Michael Clayton décide alors de reprendre le flambeau et décide lui aussi de prouver que U North détruit des vies. Mais la représentante de la multinationale, Karen Crowder, est prête à tout pour étouffer l’affaire. Clayton va devoir se montrer rusé et habile pour parvenir à ses fins, allant jusqu’à risquer sa propre existence dans cette affaire où le profit semble plus important que n’importe quelle vie humaine.

Au niveau des personnages, c’est George Clooney qui interprète Michael Clayton. Non seulement agréable à regarder, il maîtrise parfaitement son personnage. Sous ses airs d’avocat impitoyable, on découvre un homme qui a ses propres soucis (notamment des dettes et un fils avec lequel il a du mal à communiquer). Le prestigieux avocat est donc un humain et non pas un super héros aux muscles saillants (d’ailleurs, on ne les voit même pas ses muscles !).

Pour le rôle de Karen Crowder, la représentante de U North, c’est Tilda Swinton qui a été choisie. Son personnage est extrêmement intéressant. Elle est intelligente et sait comment défendre sa pomme avec de beaux discours. Mais en dehors de ses conférences et interviews, on découvre une femme extrêmement stressée et nerveuse, incroyablement peu sûre d’elle. Récemment gradée au sein de la hiérarchie de U North, elle prend son rôle très à cœur mais dans le fond, elle n’a pas l’étoffe d’un leader. L’interprétation de l’actrice est magistrale à tel point qu’on en arrive presque à vouloir lui lancer des calmants à travers notre petit écran.

Quant à Arthur, interprété par Tom Wilkinson, il est simplement fou à lier. Souffrant d’un déséquilibre chimique, il est sensé prendre des médicaments mais pour être parfaitement lucide dans ses recherches contre U North, il a cessé d’avaler des cachets. Résultat, le voilà dans tous ses états, allant jusqu’à se déshabiller en public. On comprend vite pourquoi ses supérieurs lui retirent le dossier et franchement, on aurait fait pareil à leur place !

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L’histoire en elle-même est bonne, l’idée de dénoncer le profit que font les grandes multinationales parfois contre toute éthique est intéressante. Cependant, le scénario est très compliqué. Les 20 premières minutes montrent les événements de la fin puis on revient en arrière de 4 jours et enfin, après 1h30 de film on comprend enfin ce qui se passait au début. La dernière demi-heure est passionnante et haletante mais le reste du film est difficile à comprendre, avec de nombreux personnages dont les rôles ne sont pas toujours bien définis. Le film connaît également des baisses de rythme qui nuisent quelque peu scénario. L’histoire parallèle au film qui nous montre la vie privée de Michael Clayton aurait pu apporter un plus mais le scénario est déjà suffisamment compliqué sans ajouter encore cet aspect qui peut perturber la compréhension de l’histoire.

On apprécie toutefois la qualité de réalisation et la mise en scène. L’ambiance froide du monde de ces sombres affaires est parfaitement restituée et la musique est efficace.

Le jeu des acteurs principaux est impeccable. Ils maîtrisent leur art sans faute de parcours, rendant leurs personnages cohérents et très intéressants. George Clooney nous confirme encore une fois qu’il a un talent indéniable mais mon coup de cœur va à Tilda Swinton, qui interprète la responsable de U North. Son jeu d’actrice est magistral, son personnage est très intéressant et elle nous montre une femme qui, malgré sa position hiérarchique et son pouvoir, semble être très déstabilisée par tout ce qui se passe autour de U North, son anxiété l’envahit mais elle sait la réprimer au moment de prononcer de belles paroles en public. Bravo donc à cette actrice peu connue qui réalise dans ce film un véritable coup de maître !

Le DVD contient également quelques bonus dont une conférence de presse durant laquelle le réalisateur et les acteurs répondent aux questions des journalistes. On découvre également quelques scènes qui ont été coupées au montage final ainsi que les commentaires audio du réalisateur.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo à Courrendlin :


Tout d'abord je tire mon chapeau à GEORGE CLOONEY qui porte véritablement MICHAEL CLAYTON à lui seul. Ce rôle n'aurait jamais eu autant de profondeur sans sa participation. Plus que crédible, il interprète magistralement cet homme de loi "à tout faire".
Le scénario est une attaque en règle contre les grands monopoles industriels dont la logique mercantile échappe de plus en plus à la raison.
Il y a quelques moments d'anthologie dans la mise en scène. Le souci du réalisateur fait mouche à chaque fois. Attention toutefois, la moindre inattention peut-être fatale pour la compréhension du film.
En conclusion MICHAEL CLAYTON est un très bon thriller qui tient en haleine jusqu'à la dernière scène.

mardi 24 juin 2008

Gone Baby Gone

Les quartiers mal famés de la banlieue de Boston, Patrick les connaît bien ; il y a grandi et continue à y vivre. Malgré la misère, l’alcool et la drogue, il s’en est bien tiré et n’est pas tombé dans le même schéma que ses anciens camarades de classe. Il est devenu détective pour la recherche de personnes disparues et ce n’est pas le travail qui manque dans cette banlieue où le crime organisé, les gangs et autres dealers et maquereaux font la loi.

C’est dans cet environnement que se déroule l’histoire d’aujourd’hui : Gone Baby Gone, le premier long-métrage réalisé par Ben Affleck.

Un jour on frappe à la porte de Patrick pour lui demander de l’aide : cette fois, c’est une fillette de 4 ans qui a disparu. D’abord réticent à prendre l’affaire en charge, il finit par accepter et la police lui offre la collaboration de deux agents.

L’enquête peut alors commencer, Patrick se sert de ses connaissances personnelles pour obtenir des renseignements. Bien qu’il soit devenu un « bon garçon », il n’en reste pas moins un enfant de la banlieue et sait se faire respecter des dangereux personnages qu’il interroge.

Malgré ses relations, sa bonne volonté et l’aide de Rémy, l’un des deux agents, l’enquête a du mal à avancer, les pistes ne donnent rien. Les suspects affirment n’être au courant de rien et pourtant on les retrouve morts quelques heures plus tard. Les alliés semblent ne pas dire toute la vérité et les nouveaux éléments amenés petit à petit font que le mobile de l’enlèvement de la petite Amanda serait bien plus complexe que celui d’une simple rançon.

Pour connaître la vérité, Patrick va devoir persévérer et surtout être prêt à découvrir un terrible complot auquel sont mêlés les méchants, mais aussi ceux en qui Patrick faisait confiance.

Au niveau des personnages, c’est Casey Affleck qui interprète Patrick. L’acteur n’est autre que le petit frère du célèbre Ben Affleck, qui enfile la casquette de réalisateur/scénariste dans le film d’aujourd’hui. On a d’ailleurs vu récemment Casey dans « L’assassinat de Jesse James », brillant dans le rôle de l’assassin un peu demeuré. Aujourd’hui c’est dans un tout autre genre qu’il s’essaie mais il n’en est pas moins brillant et convaincant. C’est un véritable gentil mais il ne se laisse pas faire et sait se servir de ses poings et de son arme.

Sa petite amie, Angie, l’accompagne dans ses recherches. Elle est plutôt discrète mais sa présence féminine apporte un peu de douceur dans cet univers sombre et tordu.

Morgan Freeman fait également partie de l’histoire, jouant le rôle d’un flic spécialisé dans les affaires d’enfant. Il ne fait que quelques apparitions dans le film mais son rôle est néanmoins primordial. Comme à l’habitude, sa prestance à l’écran est incroyable, on a presque envie de dire « waouh » chaque fois qu’il termine une scène, tellement il dégage quelque chose d’inexplicable.

Reste Rémy, interprété par Ed Harris qu’on a vu notamment dans « Apollo 13 », « Stalingrad » ou encore « Un homme d’exception ». Aujourd’hui il est l’un des deux agents qui accompagne Patrick dans ses recherches. Son autorité naturelle force le respect mais sa gentillesse ne nous paraît pas tout à fait sincère… Le personnage est complet, très bien interprété et parfaitement maîtrisé.



On reconnaît bien la patte de Ben Affleck dans le scénario. Comme dans « Will Hunting », il nous montre encore une fois son attachement à ces banlieues de Boston. On a l’impression qu’il y a grandi mais il semble que ce ne soit pas le cas puisqu’il est né en Californie. Ses histoires sont toujours profondément touchantes et nous montrent que le bien peut surgir même dans les endroits où il semble exclu de la partie.

Le scénario de « Gone Baby Gone » est excellent, même s’il comporte quelques baisses de rythme durant lesquelles on a presque tendance à décrocher. Mais en dehors de ce petit moins, l’histoire est bien structurée, les rebondissements intéressants et le dilemme éthique auquel Patrick est confronté lorsqu’il apprend la vérité est très intéressant. Est-ce que faire le bien c’est systématiquement respecter les lois ? Le meurtre d’un assassin pédophile est-il excusable ? C’est à ce genre de questions que l’on se retrouve confrontés et finalement, le film laisse le spectateur choisir son camp puisque la limite entre le bien et le mal est mise à rude épreuve et pour une fois, le bien et le mal ne semblent pas si différents.

Du côté technique, la réalisation est excellente, l’éclairage, la musique, la mise en scène sont irréprochables et vous plongent vraiment dans une ambiance tendue, sombre et réaliste.

A noter que le film est déconseillé aux enfants de moins de 14 ans et qu’il peut donc aussi heurter la sensibilité de certains adultes.

Le DVD contient plusieurs bonus intéressants qui vous feront découvrir notamment les coulisses du film avec Ben Affleck avec qui vous partirez à la découverte des rues de Boston.

Vous pourrez également visionner 6 scènes coupées et découvrir les acteurs principaux pendant le tournage avec quelques interviews.

De quoi prolonger le plaisir après le film !
Fun Vidéo à Courrendlin vous donne sa conclusion que voici :

Pour son premier film BEN AFFLECK frappe fort et signe un véritable chef-d'oeuvre du suspense.
GONE BABY GONE nous captive dès la première seconde et on se laisse séduire par cette histoire aux multiples rebondissements.
La prestation de tous les acteurs est très convaincante.
Enfin un film qui ne ressemble pas à tous les autres.
En conclusion GONE BABY GONE se révèle être un coup de maître et comme les enquêteurs, on est leurré, comme eux on a la pression.
Sur ce coup-là, BEN AFFLECK nous a bien piégés !
A voir de toute urgence !!!!!

mardi 17 juin 2008

Dans la vallée d'Elah

La guerre c’est moche, ça c’est un secret pour personne… Les jeunes soldats perdent parfois la tête à force de voir des horreurs et deviennent parfois de terribles bourreaux avec les prisonniers de guerre, juste pour s’amuser un peu… Et on ne sait pas tout.
Mais quand le crime survient après le retour des soldats, on en reste d’autant plus perplexes.

C’est le cas pour Hank Deerfield, papa d’un jeune soldat revenu d’Irak. Un matin, il reçoit un coup de fil de l’armée qui l’informe que son fils Mike est rentré d’Irak mais qu’il n’est pas retourné à la base. Hank tente d’appeler son fils, sans succès… Il va commencer à le rechercher, il interroge les soldats qui l’accompagnaient en Irak… rien, pas la moindre piste. Jusqu’au jour où un corps est retrouvé découpé en morceau et brûlé, aux abords d’un terrain militaire. Après analyse des « restes », il s’avère que c’est bel et bien Mike, le fils de Hank.

Il va donc partir à la recherche du coupable, avec l’aide d’une jeune et jolie inspecteur de police qui tente de se faire respecter dans un monde essentiellement masculin. Interrogatoires, fausses pistes, espoirs et échecs se succèdent, les personnes interrogées changement leur version des faits à tout bout de champ, mentent et manipulent les enquêteurs.

Et puis il y a ces vidéos et photos prises pendant la guerre, récupérées sur le téléphone portable de Mike… Petit à petit, Hank apprend la vérité sur ce qui se passe en Irak, sur son propre fils qu’il croyait bon et innocent…

Au niveau des personnages on retrouve donc le papa du défunt soldat, interprété avec talent par Tommy Lee Jones. Hank est un personnage difficile à cerner. Il ne montre pas ses émotions, ne craque pas, même lorsqu’il demande à voir les restes calcinés du corps de son fils. Il reste de marbre mais on sent bien que la colère et le chagrin le rongent de l’intérieur, sentiments qu’il laisse une ou l’autre fois transparaître, notamment lors de l’arrestation d’un suspect potentiel.

L’inspecteur de police, Emily Sanders, est interprétée par la sublimissime Charlize Theron (égérie du parfum « J’adore » de Dior). Strictement vêtue et coiffée, elle n’en reste pas moins magnifique et excellente actrice. A noter d’ailleurs que malgré son physique de rêve et son visage d’ange, Charlize Theron n’hésite pas à se métamorphoser pour certains films, notamment dans « Monster », film dans lequel l’actrice interprète une tueuse en série incroyablement laide. Aujourd’hui elle joue cette inspecteur de police, peu respectée de ses collègues masculins. La police militaire lui met des bâtons dans les roues pour compliquer son enquête mais elle sait faire preuve d’autorité et ne reculera devant rien pour résoudre cette affaire.

On rencontre également les compagnons de guerre de Mike, quelques soldats à l’humour parfois un peu tordu. Malgré leurs airs de bons garçons, ils ne sont pas revenus indemnes de cette guerre en Irak…




« Dans la Vallée d’Elah » est un film authentique. Il n’est pas inspiré d’une histoire vraie en particulier mais de faits qui arrivent plus souvent qu’on ne le pense, pendant ou après la guerre.

On nous montre bien que l’être humain n’est pas fait pour supporter les horreurs de la guerre, on comprend qu’il est impossible d’en revenir totalement sain d’esprit… Certains plongeront dans la dépression, d’autres auront des réactions excessives, violentes et incontrôlées.

Le film est défini comme un thriller dramatique mais on ne peut pas dire que l’on trépigne d’impatience et que l’on est écrasé par le suspense. Encore une fois, le film à ça d’authentique qu’il est proche de la réalité, proche de ce qui se passerait réellement dans une telle situation. Les décors ne font pas rêver, le temps est, la plupart du temps couvert et Hank ne vit pas dans une villa de Miami. Tout est donc extrêmement réaliste ce qui vous plonge dans une ambiance très froide et crue dont vous n’avez qu’une envie c’est d’en sortir en espérant que jamais une chose pareille ne puisse vous arriver.

Le scénario manque peut-être un peu de rythme, particulièrement au début, on a l’impression que ça traîne un peu mais finalement on ne s’ennuie pas et une fois immergés dans l’histoire, on se laisse entraîner par l’enquête et on ne décroche pas notre attention.

Le talent des acteurs n’est plus à prouver, leurs personnages sont parfaitement cohérents et maîtrisés. Charlize Theron est une actrice hors pair qui, malgré son physique de rêve n’a pas peur de se montrer au naturel avec une coiffure et des vêtements stricts de femme flic pas très féminins. A contraire de certaines actrices qui semblent vouloir être toujours à leur avantage, Charlize Theron met l’accent sur son réel talent sans tomber dans le cliché de la belle actrice privilégiant les beaux rôles.

En conclusion, c’est Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous donne son avis que voici :

Paul HAGGIS, scénariste de MILLION DOLLAR BABY- 4 oscars et réalisateur de COLLISION - 3 oscars, s'attaque avec DANS LA VALLEE D'ELAH à un tout autre registre.
Ce thriller tiré de faits réels est un très beau film touchant et émouvant qui tient le spectateur en haleine jusqu'à la dernière seconde.
L'enquête est réellement passionnante. Tommy LEE JONES nous prouve une nouvelle fois ses talents d'acteur. Charlize THERON est exemplaire en femme flic et c'est grâce à eux si le film est aussi captivant.
En conclusion Paul HAGGIS nous livre à nouveau un très grand film sous la forme d'un thriller policier et dénonce les horreurs du conflit irakien.
Son réquisitoire résonne aussi comme le glas du rêve américain.
A voir absolument.

mardi 10 juin 2008

Les femmes de ses rêves

Notre héros du jour s’appelle Eddy. 40 ans, propriétaire d’une boutique de sport, pas franchement canon, mais pas laid non plus, il a tout pour être heureux… Son seul souci ? Le célibat. Eh oui, notre cher Eddy est un véritable célibataire endurci et il faut dire que ça commence à devenir difficile à vivre pour lui. Surtout que son père, légèrement déjanté, et tout son entourage ne se gênent pas pour lui faire des remarques plutôt gênantes à ce sujet.

Puis arrive le jour où une jolie blonde se fait voler son sac dans la rue par un type à vélo. Eddy tente d’arrêter le malfrat mais hélas, sans grand succès. Pourtant il n’en aura pas fallu plus à notre célibataire pour entamer une conversation quelque peu maladroite avec la jolie blonde jusqu’à ce qu’elle monte dans un bus, lui laissant juste le temps de lui dire où il travaille.

Quelques jours après cet événement, voilà que la jolie débarque au magasin, prétextant avoir besoin d’une veste polaire. Eddy en profite pour l’inviter à prendre un verre et voilà comment l’amour avec un grand « A » commence pour nos deux tourtereaux.

Tout semble parfait pour le nouveau couple. Rigolades, escapades, embrassades… Le rêve de tout célibataire ! Tout semble absolument parfait pour nos deux tourtereaux. Mais voilà qu’après 6 semaines de relation, la belle Lila lui annonce qu’elle va être mutée en Hollande pour son boulot. Selon la politique de la boîte, seuls les gens célibataires sont mutés à l’étranger. Ainsi, pour rester ensemble, il ne leur reste qu’une seule solution : le mariage.

Eddy hésite, il en parle longuement avec ses amis et finalement, sachant bien qu’à 40 ans il n’aura pas forcément d’autres opportunités comme celle-ci, il finit par se lancer et se marie avec Lila. Mais qui dit mariage, dit aussi lune de miel… et c’est là, sous le soleil du Mexique, que les choses vont se corser.

La jolie Lila va devenir petit à petit le pire cauchemar d’Eddy. Insupportable, irritable, capricieuse, orgueilleuse et surtout bête comme ses pieds ! Eddy n’a plus qu’une idée en tête, c’est de quitter cette horrible bonne femme qui lui pourrit complètement ses vacances.

Et bien sûr, le fait qu’Eddy rencontre une autre fille pendant son séjour n’arrange pas les choses. Ca les complique même encore un peu, puisqu’il n’ose pas lui avouer qu’il est en lune de miel et qu’il n’ose pas avouer à son épouse qu’il ne la supporte pas… Enchevêtrement de mensonges, malentendus, malaises et surtout grosses rigolades sont au programme de « Femmes de ses rêves », notre film du jour, distribué par DreamWorks.



Habitué des personnages maladroits et plein d’humour, Ben Stiller interprète Eddy avec un talent certain ! On est mal à l’aise pour lui, on rit de ses gaffes mais on compatie aussi parce que malgré la poisse qui ne le lâche pas, il est très attachant et sympathique.

Le scénario est audacieux, il fallait oser pousser le bouchon aussi loin et rendre le personnage de Lila si insupportable. On la bafferait bien volontiers mais en même temps, elle sait amadouer son petit monde avec ses sourires de petite fille, ce qui la rend encore plus détestable ! L’humour n’a aucune limite, aucune pudeur et c’est parfois tellement énorme qu’on en reste la bouche ouverte de surprise avant d’éclater de rire. Les gaffes s’enchaînent, la situation prend une tournure ingérable pour notre pauvre Eddy et plus ça se complique, plus on se régale !

Tout à fait dans la veine des comédies romantiques américaines, certains gags ont déjà été vus et revus mais gardent toutefois leur impact et font rire et sourire le spectateur.

Bien qu’on ne soit pas hilare du début à la fin du film, on rigole bien quand même, on ne s’ennuie pas et on passe vraiment un agréable moment sous le soleil Mexicain.

Le DVD contient également une foule de bonus avec notamment des scènes inédites et un bêtisier des couacs survenus pendant le tournage, qui vous feront hurler de rire et qui permettront de prolonger le plaisir après le film !

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ceci :

LES FEMMES DE SES REVES est une excellente comédie qui vaut la peine d'être vue. BEN STILLER interprète comme toujours le type qui a la poisse. Les quiproquos s'enchaînent, les portes claquent, les gags font mouche.
Les personnages sont gratinés et pourtant, tous sont très attachants.
Les Frères FARRELLY réalisent ce film qui s'approche du cultissime MARY A TOUT PRIX devenu mythique. En conclusion une des meilleures comédie américaine de l'année.

mardi 3 juin 2008

Beowulf

Pour qu’un homme devienne un héros, il doit être brave, viril, fort et courageux. Et s’il est un viking aux muscles saillants et à la voix grave, c’est encore mieux !
Vous l’aurez compris, cette semaine nous allons faire un petit saut dans le passé avec le film « La légende de Beowulf », distribué par Warner.

Dans une contrée reculée du nord de l’Europe, un roi, interprété par Anthony Hopkins, et son peuple sont attaqués régulièrement par un monstre géant qui tue femmes et hommes sans pitié. Ni les lances, ni les glaives, ni le courage de ces messieurs n’arrivent à bout du Grendel, qui semble bien déterminé à exterminer tout ce petit monde.

Ne sachant plus quoi faire, le roi décide de faire appel au célèbre Beowulf, connu pour ses exploits au combat et pour avoir occis des dizaines de monstres sanguinaires.

Beowulf arrive par la mer, fier, beau, musclé, confiant. Il raconte ses glorieux exploits et n’hésite pas à remettre à leur place les petits jaloux qui lui envoient quelques vannes. Un vrai dur !

Quelques heures après l’arrivée de Beowulf, tout le monde se réunit dans la grande salle pour faire la fête, boire et danser. C’est là que le Grendel arrive, attiré par la musique et les cris des fêtards. Après une entrée en force dans la grande salle, le monstre beugle, bave et arrache les jambes des pauvres guerriers qui tentent de lui asséner un coup de glaive. Mais voilà que Beowulf surgit, nu comme un ver pour être égal au monstre qui n’a ni armure, ni arme. Il se jette sur la bête, et après une lutte acharnée où sang, cervelle, tripes et boyaux jaillissent, Beowulf sort vainqueur du combat ! Il est acclamé par la foule, on lui compose même une chanson et le roi lui offre une magnifique coupe en or en lui promettant de lui céder son royaume et même sa femme lorsqu’il mourra.

Quelques jours plus tard, alors que le royaume semble débarrassé de toute malédiction, voici qu’un affreux hurlement retenti dans la nature… Le roi convoque Beowulf et lui annonce que la mort du Grendel est une bonne chose mais que maintenant il va falloir s’occuper de sa maman qui a l’air très très en colère ! Ni une ni deux, notre légendaire Beowulf monte sur un cheval et s’en va dans les marais pour faire la peau à la maman du petit Grendel. Seulement voilà, le hic c’est que la créature ne ressemble pas tout à fait à ce que notre héros pensait trouver. Il se retrouve face à face avec la sublime Angelina Jolie qui ne porte pas de vêtements et qui lui propose un marché démoniaque, usant de tous ses charmes pour le convaincre…

Maintenant quant à savoir s’il va céder à la tentation, vous le saurez en visionnant le film, ne comptez pas sur moi pour vous raconter la suite de l’histoire ! Tout ce que je peux vous dire c’est que Beowulf va devoir faire preuve d’énormément de courage pour conserver son valeureux titre de « Brave parmi les braves ».



La première chose à savoir à propos de ce long-métrage c’est qu’il se situe à mi-chemin entre le film traditionnel et l’image de synthèse. En effet, pendant le tournage les acteurs ont été munis de capteurs fixés sur tout leur corps. L’image a ensuite été retravaillée pour donner des abdominaux et des fesses inoubliables à Beowulf, des jambes interminables et une poitrine de rêve à Angelina Jolie ou encore une longue chevelure blanche à Anthony Hopkins. Les visages aussi ont été retravaillés et ne sont ni tout à fait réels, ni tout à fait synthétiques. Il faut dire que c’est assez surprenant comme effet. Intéressante d’un point de vue technique, cette nouvelle manière de faire permet de n’avoir aucune limite en matière d’effets spéciaux. Par contre, on n’a pas toujours l’impression de regarder un vrai film mais plutôt une séquence animée d’un jeu vidéo.

Le scénario est bon, il n’y a pas de vide et le temps passe vite, sans que l’on ne s’ennuie. Les acteurs, bien qu’ils soient partiellement en image de synthèse, maîtrisent leurs personnages et leur interprétation quelque peu théâtrale colle parfaitement à l’image du film fantastique.

A relever aussi que la violence ne ménage pas le spectateur : jambes arrachées, cris, sang et cervelle sont au rendez-vous et peuvent donc heurter les plus sensibles. Et d’ailleurs même si vous n’êtes pas particulièrement sensible, ces scènes de bagarre ne vous laisseront certainement pas indifférent.

Le coffret DVD contient un disque supplémentaire sur lequel vous trouverez une foule de bonus passionnants qui vous dévoileront tous les secrets de la réalisation de ce film d’une nouvelle génération.

En conclusion, c’est Fun Vidéo à Courrendlin qui vous donne son avis que voici :

Rien d'étonnant à ce que LA LEGENDE DE BEOWULF soit le plus beau film d'heroic-fantasy depuis CONAN LE BARBARE tant ils entretiennent de nombreux points communs : un metteur en scène/conteur offrant SA vision d'un script aux multiples niveaux de lecture, un héros férocement humain (avec sa force, son arrogance, ses doutes et ses faiblesses) qui forge sa légende à la pointe de l'épée.
Une musique épique à se damner et une ambition visuelle inouïe.
La légende de BEOWULF est un spectacle absolu qui procure une exaltation purement viscérale, surtout dans cette version encore plus charnelle et sanglante.
Un spectacle à ne pas manquer.