mardi 15 décembre 2009

Le Liseur

Ce matin dans Microfilm, c’est une magnifique histoire que l’on vous propose de découvrir. « Le Liseur » mêle romance, drame, amertume et espoir dans un long-métrage somptueux.

Tout commence à la fin des années 50. Michaël, jeune allemand de 15 ans descend du tram, il se sent mal et vomit tripes et boyaux sur le trottoir. Tremblant, mouillé par la pluie, recroquevillé contre un mur, il semble désespéré. C’est là qu’il fait la connaissance d’Hanna. Sans grands discours, elle jette un seau d’eau sur les pavés pour nettoyer les salissures et lui essuie un peu brutalement la bouche.

De retour chez lui, ses parents font appel au médecin qui diagnostique la scarlatine. Il devra rester plusieurs mois à la maison, en quarantaine.

Lorsqu’il est enfin rétabli, il décide de retourner voir Hanna pour la remercier de son aide. Etrangement, Hanna se montre froide et ne le remercie pas pour les fleurs qu’il lui apporte. Elle est pressée, doit partir travailler et lui demande de l’attendre dans le couloir. A travers la porte entre-ouverte il la voit mettre ses bas, dévoilant ses cuisses. Remué par cette image, Michaël prend finalement la fuite.

Mais il va revenir la voir dès le lendemain. Irrésistiblement attirés l’un par l’autre, ils finiront par faire l’amour, malgré qu’Hanna ait deux fois l’âge de Michaël.

Pendant plusieurs mois, le jeune homme se hâtera de la retrouver dès la fin des cours. Elle adore qu’il lui fasse la lecture et le rituel est toujours le même. D’abord ils font l’amour puis ensuite, nus l’un contre l’autre, il lui fait la lecture de grands ouvrages littéraires.

Malgré son fort caractère et sa façon de s’énerver pour un rien, Hanna est profondément amoureuse de l’adolescent. Peut-être est-ce pour cette raison qu’elle ne lui dira pas au revoir lorsqu’elle apprend qu’elle obtient une promotion et qu’elle est mutée dans une autre ville.

Michaël arrive un jour à son appartement et le trouve vide… Il n’aura plus de nouvelles d’Hanna pendant plusieurs années.

Il entreprend alors des études de droit et assiste à un procès avec son professeur et les autres élèves du groupe. Il s’agit du procès de 6 femmes, gardiennes dans les camps de concentration. Parmi les accusées, Hanna. Michaël et découvre alors de lourds secrets sur cette femme qu’il a toujours aimée…

Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque le destin les réunira encore une fois près de 20 ans après…





Que dire sur ce film si ce n’est qu’il est absolument somptueux ?

Le scénario, adapté d’un bestseller, est tout à fait passionnant, sans temps mort et d’une intensité remarquable.

Les personnages sont très bien construits, en particulier celui d’Hanna, insaisissable, incompréhensible mais néanmoins attachante et passionnante.

L’interprétation des acteurs, sans faille, nous fait passer un moment de grand cinéma. Bravo à Kate Winslet, alias Hanna, qui a décroché un Oscar, un Golden Globe et un Bafta pour sa performance dans ce long-métrage.

La relation entre les deux protagonistes, si intense, dévorante et destructrice est un véritable régal pour les amateurs d’émotions.

Bref, ce film est un grand film, à voir absolument.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :

Le Liseur, tiré du roman éponyme de Bernard SCHLINK, est un film bouleversant, dramatique.
Adapter un chef-d’œuvre de la littérature est une mission difficile mais le réalisateur Stephen DALDRY réussit à merveille cette adaptation.
On ressent comme dans le livre le dilemme qui s'opère pour le héros. Ce film excellent pose une question intéressante : peut-on pardonner et continuer à aimer une personne qui a commis les pires atrocités ?
Il est bien sûr très difficile d'y répondre.
L'actrice Kate WINSLET, plusieurs fois récompensée pour ce rôle réalise une des meilleures performances du 7ème art. Son jeu est parfait et bouleversant d'authenticité.
En conclusion : LE LISEUR est un chef-d’œuvre comportant une photographie grandiose, une musique magnifique, ainsi qu'une histoire émouvante.
Un film que l’on n’oublie pas !!!!

mardi 8 décembre 2009

L'âge de Glace 3 : le Temps des Dinausaures

Place aux mammouths, tigres à dents de sabre et autres dinosaures ce matin dans Microfilm avec le DVD de la semaine : L’Âge de Glace 3 : Le temps des dinosaures !

Dans ce 3ème volet, toute la clique est de retour ! Manny le mammouth, sa compagne dorénavant enceinte, Sid le paresseux un peu stupide, Diego le tigre qui joue les durs mais dont tout le monde sait qu’il a un cœur tendre et enfin les deux opossums déjantés.

Tout ce beau monde vit donc paisiblement à l’âge de glace et attend impatiemment la venue au monde du bébé de Manny. Les choses se compliquent un peu lorsque Sid le paresseux trouve trois œufs de dinosaure qu’il décide d’adopter, pensant qu’ils ont été abandonnés par leur maman.

Manny et sa compagne lui font évidemment la morale, lui expliquant qu’il doit remettre ces œufs là où il les a trouvés, qu’ils ne lui appartiennent pas mais Sid, pris d’instinct paternel refuse catégoriquement. Quelques heures plus tard, les œufs éclosent et laissent s’échapper trois petits tyrannosaures. Sid décide alors de les adopter, même s’il n’est pas facile de les gérer. Il a beau essayer de les faire manger végétarien, les pauvres petits n’hésitent pas à avaler leurs camarades de jeu. Fort heureusement, les tyrannosaures acceptent de recracher les autres enfants à la demande de Sid qui, bien évidemment, se met toute la communauté à dos.

Le lendemain, nouvelle surprise : la maman tyrannosaure est venue récupérer ses petits. Refusant toujours de les abandonner, Sid se retrouve embarqué sous la glace avec maman dino.

Inquiet, le reste de la troupe décide de partir à sa recherche. Ils empruntent donc le même chemin et ne tardent pas à découvrir qu’il y a un autre monde sous le leur. Un monde où il fait chaud, un monde dans lequel foisonnent des dinosaures en tout genre.

D’abord perdus dans cette étrange contrée, ils feront très vite la connaissance de Buck, une belette complètement dingue qui va les aider à retrouver la trace de Sid.

Bravant gouffres, lave en fusion, dinosaures peu sympathique et plantes carnivores, Manny, sa compagne enceinte, Diego, les deux opossums et Buck vont tout faire pour retrouver leur ami Sid en espérant qu’il ne lui soit rien arrivé et qu’ils puissent le ramener sain et sauf.

Pour visionner la bande annonce, cliquez ici :

http://www.youtube.com/watch?v=zX9PfigOmus


Entièrement réalisé en images de synthèse, ce long-métrage s’adresse avant tout aux enfants. Mais il est indéniable qu’il plaira aussi aux adultes qui apprécient un humour bondissant, des graphismes époustouflants et un scénario rythmé, sans temps mort.

Le film a beau durer 1h40, on ne voit pas le temps passer et on ne s’ennuie pas une minute. Etudié pour plaire à un très large public, les dialogues sont efficaces sans être naïfs pour autant, les personnages sont attachants et leur personnalité est bien marquée et surtout l’humour est omniprésent. Toutefois, les « gags » ne s’adressent pas tous au même public. Ainsi, on ne rit pas en même temps selon si on est un enfant ou un adulte. Mais on rit, ça c’est certain !

Bref, ce film est un très bon divertissement, à regarder pendant les vacances de fin d’année avec les enfants, les parents et les grands-parents !

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin, qui vous dit ce qui suit :

Après le premier opus qui était excellent et le deuxième un peu moins bien, on pouvait craindre que cette franchise tende à s’essouffler.
Heureusement ce n'est pas le cas puisque L'âge de glace 3 - Le temps des dinosaures est toujours aussi délirant.
L'amitié reste le maître-mot. L'histoire est ludique et loufoque, mais elle est surtout très efficace, passionnante, drôle et émouvante.
La réalisation est très belle et irréprochable. Quant aux personnages, ils sont fidèles à eux-mêmes : attachants et marrants. Le spectateur est littéralement sous le charme. En conclusion : L'âge de glace 3 est un film d'animation incontournable, à voir et à revoir sans modération.
A mon avis le meilleur film d'animation de cette année.

mardi 1 décembre 2009

Millénium

Cette semaine, Microfilm prend un goût de sang avec « Millenium », un long-métrage sombre et fort que l’on vous présente ce matin.

Mikael, la quarantaine, est journaliste pour le magazine Millenium. Accusé d’avoir rédigé des articles diffamatoires sur un célèbre financier suédois, il décide de prendre du recul et de quitter la rédaction du magazine.

Au même moment, Hendrik Vanger, grande figure de l’industrie suédoise, le contacte et demande à le rencontrer. Intrigué par cette demande, il se rend chez Vanger. Ce dernier lui apprendra qu’Harriet, sa jeune nièce, a disparu depuis près de 40 ans. Persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, il demande à Mikael de mener l’enquête. Dans un premier temps, Mikael se demande bien ce qu’il va pouvoir faire de plus que la police à l’époque mais devant l’insistance de Vanger, il finit par accepter sa mission.

Il découvre alors qui est vraiment la famille Vanger. Une grande famille dont plusieurs membres ne sont pas clairs.

Arrive bientôt Lisbeth, une jeune femme au look bien particulier, virtuose de l’informatique. Avec son aide, Mikael va commencer à avancer dans l’enquête qui les mènera sur la piste de jeunes filles assassinées dans d’atroces conditions. Le lien entre Harriet et ces jeunes femmes est difficile à établir mais petit à petit les indices vont conduire Lisbeth et Mikael sur la bonne voie.

Visiblement dérangé par leurs découvertes, le coupable tente même d’assassiner Mikael. Alors qu’il fait son jogging dans les bois, des coups de feu retentissent, une balle le frôle mais heureusement sans gravité.

La famille se réunit alors, convoque Mikael et lui conseille de rentrer à Stockholm pour quelques temps, question de sécurité. Trop près du but pour abandonner, Mikael et Lisbeth décident de rester, sentant qu’ils sont sur le point de découvrir la vérité.

Mais leur détermination risque de leur coûter cher… Parviendront-ils à percer les mystères de la famille Vanger au péril de leur propre vie ?



Pour commencer, je préfère avertir d’entrées les âmes sensibles, ce film ne ménage pas son spectateur. Certaines scènes sont très dures, crues et violentes et pour tout vous avouer, je me suis abstenue de regarder l’une d’entre elles étant moi-même assez émotive.

En dehors de cela, on savourera une photographie somptueuse et très soignée et une mise en scène sans défaut.

Les acteurs, tous inconnus au bataillon, sont fantastiques et très naturels. Même Lisbeth et son look extravagant sont tout à fait convaincants alors que l’actrice aurait facilement pu tomber dans les clichés. Un personnage plus vrai que nature. Pareil en ce qui concerne Mikael. On est même surpris de le voir trembler comme une feuille lorsqu’il manque de se faire tirer dessus. On a tellement l’habitude de voir des personnages héroïques dans les films que l’attitude de Mikael après l’attaque est incroyablement convaincante et réaliste.

Le scénario, basé sur le roman culte de l’auteur suédois Stieg Larsson, est vraiment bien ficelé, même si les fans du livre pourraient trouver que l’histoire à l’écran manque de détails.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

Tout d’abord il fat savoir que MILLENIUM LE FILM, n'est pas à confondre avec la série TV MILLENIUM.
MILLENIUM, le film, est adapté du livre culte de Stieg Larsson, décédé d'un infarctus à l'âge de 45 ans, environ 1 semaine après avoir remis le manuscrit du 3eme opus de Millenium à son éditeur.
Mais venons-en au film : MILLENIUM commence doucement, on a donc le temps de rentrer dans l'intrigue. Puis il y a la rencontre du journaliste avec Lisbeth Salander. Et là tout s'enchaîne et c'est le début de l'escalade vers les sommets de l'insoutenable monstruosité de certains membres d'une famille.
Les acteurs sont tous très bons, l'actrice Noomi RAPACE dans le rôle de Lisbeth nous fait penser à Anne Parillaud dans NIKITA.
En conclusion : MILLENIUM est un thriller sobre, original, redoutablement prenant et efficace. Cette production n'a absolument rien à envier aux thrillers américains.
Bref, MILLENIUM est un pur régal à ne pas manquer.

mardi 24 novembre 2009

Coco avant Chanel

C’est l’histoire d’une grande dame française que l’on va vous raconter ce matin dans Microfilm avec « Coco avant Chanel », un long-métrage qui nous dévoile comment une petite orpheline est devenue, en quelques années, une véritable icône de la haute-couture.

Tout commence un peu avant 1900. Gabrielle et sa sœur sont chanteuses dans des bars. L’une est avenante, rêve de se marier à un homme respectable et de ne plus devoir travailler. La seconde, Gabrielle, est plus entêtée, plus caractérielle. Elle n’a pas peur de rembarrer les hommes qui tentent de la séduire et elle préfère les robes simples et sobres à celles portées par les femmes à la mode. A force d’interpréter la chanson de Coco le chien, on la surnomme très vite « Coco ».

Un soir, elle fait la connaissance de Balsan, un riche monsieur, propriétaire d’un haras. Pas franchement séduisant, il ne manque cependant pas d’humour et s’avère plutôt sympathique. Coco se laisse tenter et passe quelques nuits avec Balsan avant qu’il ne doive quitter la ville pour retourner chez lui après avoir achevé son service militaire.

Audacieuse, Coco décide de lui rendre visite quelques mois plus tard, prétextant que sa sœur a déménagé dans la région. Elle lui demande une chambre pour la nuit, il accepte mais lui demande de rester discrète. C’est vrai qu’elle est un peu sauvageonne avec ses robes strictes et son manque d’humour. Mais Coco n’entend pas en rester là. Elle va réussir à s’incruster pour plusieurs mois dans la résidence de Balsan en échange de quelques nuits passées à ses côtés.

C’est à ce moment-là qu’elle va commencer à confectionner elle-même ses robes et chapeaux. Non pas par attrait pour la mode mais plutôt par dégoût de la mode actuelle. Rien ne lui plaît, tout est trop sophistiqué, trop chargé. Elle préfère les lignes épurées, les couleurs fondamentales telles que le noir et le blanc.

Elle fait également la connaissance de Boy, un anglais qui travaille pour Balsan. A la différence de ce dernier, Boy adore Coco pour ce qu’elle est vraiment. Une fille différente qui ne porte pas de corsets, qui aime les vêtements confortable et qui dit toujours ce qu’elle pense. Il n’a pas peur de se montrer à ses côtés. Régulièrement, il l’enlève à Balsan pour un week-end en amoureux.

Et petit à petit Coco continue de s’affirmer en couture, elle ouvre son propre atelier et de plus en plus de femmes de la haute société lui demandent de leur confectionner chapeaux et robes.

Sa carrière se lance gentiment, jusqu’à ce qu’elle prenne son envol, lorsque le film s’arrête, lorsque l’on sait qui était Coco, avant Chanel.



Ma critique sera brève mais lorsqu’un long-métrage n’a que des bons points à son actif, difficile de s’étendre !

Les acteurs, tous, sans exception, sont somptueux, extrêmement talentueux. Même Benoît Poelvoorde qui m’insupporte habituellement est tout à fait convaincant dans le rôle de Balsan.

Audrey Tautou qui incarne Coco Chanel est vraiment magistrale, un rôle qui lui va à la perfection.

La photographie, les images, la musique, la mise en scène, tout est très soigné.

Bref, un vrai petit bijou du cinéma français.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

Avec toute la promotion qui a été faite pour ce film, je m'attendais à un chef-d’œuvre, mais ce n'est de loin pas le cas. Beaucoup de lenteurs, des scènes qui n'en finissent pas, Anne Fontaine la réalisatrice que j'ai appréciée sur d'autres films me laisse ici un goût amer.
Dommage un tel casting sur un grand personnage comme CHANEL, cela aurait dû être beaucoup mieux.
La bonne nouvelle vient des acteurs avec : Audrey Tautou, fabuleuse dans le rôle de COCO, Benoît Poelwerde drôle et parfait, Marie Gilain comme toujours très radieuse.
En conclusion : COCO AVANT CHANEL est un bon film surtout grâce au casting, à la photo et à la lumière.

mardi 17 novembre 2009

Dans la brume électrique

C’est un polar qu’on vous propose ce matin au sommaire de Microfilm.

Nous sommes en Louisiane, à New Iberia, petite ville plutôt tranquille jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune prostituée mutilée. C’est le détective Dave Robicheaux, interprété par Tommy Lee Jones, qui est en charge de l’enquête.

Très vite il fera la connaissance d’un certain Elrod Sykes, acteur hollywoodien venu tourner un film dans la ville. Ce dernier affirme avoir aperçu dans les marais le corps en décomposition d’un homme noir enchaîné. D’après Dave, ce corps a été déterré par le dernier ouragan et il serait mort depuis de nombreuses années.

Les deux affaires ne sont pas donc pas liées mais cette seconde découverte réveillera en Dave de vieux souvenirs…

Alors qu’il avance dans son enquête, il s’approche de Balbony, un homme qui finance, en partie, la production du film d’Elrod. Il s’agit de la fine fleur du crime et bien vite Dave le suspecte d’avoir un lien avec le meurtre de la jeune fille.

Un soir, alors qu’il rentre d’une fête chez Balbony, Dave est pris d’hallucinations après avoir été drogué à son insu. Alors qu’il est inconscient, il fait la connaissance d’un général de la guerre de Sécession et de soldats dans un campement. Cet étrange personnage créé par son propre inconscient laisse échapper quelques phrases qui permettent à Dave d’avancer dans son enquête.

Ce personnage apparaîtra tout au long de l’enquête, une enquête qui piétine un peu. Ceux qu’il suspecte ont beau être de vrais mauvais garçons, il n’a pas d’indice concret qui permettrait de les accuser.

Mais il y a une chose qu’il ignore… Plus il se rapproche de l’assassin, plus ce dernier se rapproche de la famille de Dave…


Ce film a un vrai gros défaut : il est totalement dépourvu d’introduction. Il commence par la découverte du premier cadavre et immédiatement l’enquête démarre. Dans certains longs-métrages ce genre de début « sur les chapeaux de roue » passe très bien mais ici ça ne prend pas. Du coup on a un peu de mal à se mettre dans le bain, on ne se sent pas tout de suite concernés par les événements.

Le scénario est intéressant mais bizarrement conçu. On pense d’abord que toute l’histoire est axée sur l’enquête mais en réalité ce sont surtout les vieux souvenirs de Dave qui sont mis en avant. On ne comprend pas tout, on ne sait pas ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, on se demande parfois ce que vient faire ce général de guerre imaginaire et on se mélange un peu les pinceaux.

Misant avant tout sur l’ambiance et sur les décors (très bien filmés, soit dit en passant), le réalisateur nous livre donc un polar qui manque d’énergie et qui se révèle lent, très lent.

On relèvera néanmoins une mise en scène magnifique ainsi que des décors très bien filmés et de la musique bien choisie.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

« DANS LA BRUME ELECTRIQUE » est un film sublime. C'est un polar très haut de gamme sans scènes de barbarie, avec une ambiance du tonnerre, très juste, centré sur le personnage principal joué à la perfection par TOMMY LEE JONES.
Les musiques cajun et le blues de la Nouvelle-Orléans colle très bien au film.
De plus, le fait d'inclure des éléments de la réalité en plus du scénario tiré du roman accentuent encore l'ambiance : la mauvaise gestion de l'état fédéral de la catastrophe de Katrina, la mafia qui profite de l'argent des aides fédérales et les images de quartiers entiers de la Nouvelle-Orléans détruits par la catastrophe donnent vraiment quelque chose d'exceptionnel au film.
En conclusion : « DANS LA BRUME ELECTRIQUE » a tous les ingrédients d'un grand polar, servi par une mise en scène splendide et une composition magistrale de Tommy Lee Jones. Ce film a un potentiel qui fascine.



mardi 10 novembre 2009

The Wrestler

S’il y a bien un acteur dont on n’a plus entendu parler depuis longtemps, c’est Mickey Rourke. Et s’il y a bien un acteur dont on entendra désormais parler souvent, c’est lui aussi. Grâce au film qu’on vous présente ce matin, « The Wrestler », l’acteur s’est vu couronner du Golden Globe du meilleur acteur et depuis, il enchaîne les tournages.

Il y a 20 ans, Randy Robinson dit « Le Bélier » était au sommet de sa gloire. Catcheur professionnel, il était une véritable star, gagnait tous les combats et comptait de nombreux fans.

Mais le temps a passé et bien qu’il soit encore actif dans le milieu, les belles années sont derrière. A l’issue d’un combat plutôt violent, Randy est pris d’un malaise et s’écroule.

Il se réveille à l’hôpital où il apprend qu’il vient d’avoir une crise cardiaque. Le médecin est formel : le catch, c’est fini.

Randy va donc devoir, pour la première fois de sa vie, trouver un emploi et vivre loin des rings.

Seul, sans famille, il décide de tenter de renouer contact avec sa fille qu’il n’a pas vue depuis de nombreuses années. Mais leur relation n’est pas simple, il est incapable de tenir ses promesses et sa fille lui en veut de l’avoir abandonnée tout ce temps et de ne revenir que lorsqu’il a besoin qu’on s’occupe de lui.

Parallèlement, il flirte avec une strip-teaseuse qui s’est juré de ne jamais sortir avec un client. Là aussi, c’est une relation compliquée.

Quant à son emploi dans un supermarché, il ne s’y sent franchement pas à sa place et il a du mal à se résigner qu’il va devoir travailler ainsi dorénavant.

Au fond de lui-même, Il est persuadé que la seule chose dont il est capable c’est de combattre sur un ring.

Finalement, sa passion pour le spectacle et l’adoration des fans risquent bien de le rappeler à nouveau sur le devant de la scène…





S’il y a bien une chose à retenir de ce long-métrage, c’est bien la prestation de l’acteur principal, Mickey Rourke. Un Golden Globe ça se mérite et là, on peut dire que l’acteur de 56 ans ne l’a pas volé. Considéré comme un acteur ringard après avoir été une star dans les années 80, le parcours de Mickey Rourke ressemble fortement à celui de son personnage.

Peut-être est-ce pour cela qu’il endosse à merveille le rôle du catcheur déchu, abîmé par la vie, un peu paumé hors du ring, maladroit avec les gens et pas franchement très futé. Afin de se préparer au rôle, Mickey Rourke a suivi un entraînement intensif, chapeauté par de véritables professionnels du catch. Il est d’ailleurs épatant durant les scènes de combat, en pleine forme et surtout très agile.

Le scénario, quant à lui, ne présente finalement rien de bien original. Pas de grande surprise ni de réelle innovation. Pourtant on se laisse embarquer sans broncher dans le quotidien de ce gars pour qui tout s’écroule du jour au lendemain.

Tout a été filmé caméra à l’épaule ce qui donne un petit côté « documentaire » assez sympa et les scènes de catch sont magnifiquement bien orchestrées.

Attention toutefois aux âmes sensibles, il y a un combat qui vire franchement au bain de sang.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

Voici un film d'une beauté scénaristique magnifique qui a récolté plusieurs prix : LION D'OR à Venise, 2 GOLDEN GLOBES ainsi que 2 nominations aux OSCARS.
Tout cela veut bien dire que vous verrez un film exceptionnel.
Le réalisateur Darren ARONOFSKY avait déjà obtenu un prix à CANNES pour son film REQUIEM FOR A DREAM.
Mickey ROURKE, qui tient le rôle principal, paraît tellement sublime que l'on a du mal à en croire nos yeux. Voici un acteur qui renaît de ses cendres et qui transperce l'écran par son talent. Sa 2eme carrière au cinéma a véritablement redémarré après THE WRESTLER.
En conclusion : THE WRESTLER est un véritable bijou, un film bouleversant que l'on soit fan de catch ou pas.
Une véritable perle.
A voir impérativement !!!!

mardi 3 novembre 2009

Anges & Démons

Après ses péripéties dans le Da Vinci Code, l’expert en religions Robert Langdon est de retour pour une nouvelle aventure palpitante !

L’histoire se déroule au Vatican, alors que le pape vient de décéder. Pendant plusieurs jours la cité bouillonne. Des milliers de fidèles se réunissent Place St-Pierre en attendant de découvrir le nouvel élu, les journalistes débarquent de tous pays et l’effervescence atteint des sommets.

Lorsque 4 cardinaux sont enlevés et que le ravisseur menace d’en tuer un par heure et de détruire la cité du Vatican, les hommes d’église font appel à Robert Langdon, interprété par Tom Hanks, pour tenter de comprendre l’étrange message délivré par l’auteur des enlèvements.

Très vite, le lien est fait avec les Illuminati, antique confrérie secrète qui s’était juré autrefois d’anéantir l’Eglise.

Pour démarrer son enquête, Langdon n’a que très peu d’indices et surtout peu de temps devant lui. Avec les quelques éléments délivrés dans le message du ravisseur, il parviendra à découvrir le lieu du premier assassinat, un peu à la manière d’un jeu de piste. Hélas, c’est trop tard que lui-même et la police du Vatican arrivent sur les lieux ; le premier cardinal est déjà mort. Mais au moins, Langdon avait raison sur le mode opératoire de l’assassin et il ne s’est pas trompé en interprétant les rares indices qu’il avait au départ.

Il a donc une heure devant lui pour découvrir le second lieu de crime et ainsi de suite, jusqu’à l’événement final : l’explosion d’une fiole d’anti-matière qui réduira la cité à néant.

Sera-t-il assez rapide pour devancer le criminel ? Parviendra-t-il à sauver l’Eglise dans cette course contre la montre effrénée ?



Autant le « Da Vinci Code » était un peu tiré par les cheveux, autant « Anges et Démons » est parfaitement crédible et réaliste. Sauf peut-être pour la fiole d’anti-matière mais cela n’est pas dérangeant.

Que l’on soit branché « église » ou pas du tout, ce film s’adresse à un très large public puisqu’il s’agit avant tout d’une enquête policière à suspense.
On précise donc qu’il ne faut pas s’attendre à voir un documentaire sur le Vatican mais bel et bien un divertissement, une fiction.

Le scénario est franchement génial et original, le rythme est très soutenu et on ne perd pas de temps avec une longue introduction. Ca démarre immédiatement et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin. Une fin très hollywoodienne, spectaculaire, voire un peu « too much » mais on se laisse prendre au jeu sans trop broncher.

N’oublions pas non plus la qualité d’image exceptionnelle, les plans tournés dans Rome sont somptueux tout comme la gestion de l’éclairage.

La conclusion vous est donnée par Fun Vidéo, votre spécialiste à Courrendlin qui vous dit ce qui suit :

Le film "ANGES ET DEMONS" est une très bonne adaptation du roman de Dan BROWN. Il faut préciser que celui-ci a participé à l'élaboration de l'adaptation cinématographique de son roman et cela se sent.
Autant "DA VINCI CODE" nous avait laissés sur notre faim avec son dénouement alambiqué, autant "ANGES ET DEMONS" démarre sur un rythme très élevé et réalise l'exploit de le garder jusqu'à sa fin spectaculaire.TOM HANKS reprend à merveille le costume du professeur Robert LANGDON.
En conclusion : ANGES ET DEMONS est un thriller haletant, une course contre la montre du début à la fin avec du suspense à revendre.